Grands projets: Dr Dansa appelle à reformer l’ACGP, goulot d’étranglement des projets d’infrastructure  

La lourdeur administrative et le juridisme exagéré nuisent à la diligence des projets d’infrastructure. C’est du moins ce qu’a fustigé mercredi le président du Conseil national de la transition (CNT) alors que l’organe législatif recevait le tout nouveau ministre en charge des Infrastructures dans le cadre d’un vote d’autorisations de ratification de conventions de financement. Sans détour, Dr Dansa Kourouma a touché la plaie en indexant l’Administration et Contrôle des  Grands Projets (ACGP) comme goulot d’étranglement pour les projets d’infrastructure.  

«L’ACGP est un élément d’étranglement…Nous, l’une de nos recommandations ici à la commission Finances, c’est la suppression de l’ACGP. Il faut remplacer l’ACGP par une structure qui soit moins contraignante. Il ne faut pas que ce soit une embuscade pour les projets de développement», a déclaré le président du CNT, Dr Dansa Kourouma.

Ce que préconise le chef de la représentation nationale c’est de «reformer l’ACGPP pour que ce soit une structure capable de faire des études sérieuses et d’évaluer objectivement la qualité des projets d’infrastructures». En le disant, Dansa décroche une salve d’applaudissements dans la salle et même le sourire des membres du gouvernement.

Et Dr ansa Kourouma d’insister : « Je n’ai rien contre l’ACGP mais il faut que l’ACGP soit conforme aux besoins de développement de la Guinée, ça ne doit pas être un obstacle ou un poste de péage. Ça doit être une structure technique où il y a plus d’ingénieurs…de grands financiers capables de faire des études techniques et des études financières de qualité  pour aller de l’avant mais si le juridisme se transporte à l’ACGP, il est très difficile d’avoir des résultats».

Pour le président du CNT, il n’y a pas mille chemins pour guérir la plaie: «La restructuration de l’ACGP est une exigence pour la réalisation diligente et rapide de projets de d’infrastructure pour notre pays». A propos particulièrement de l’analyse des contrats, le président du CNT estime qu’il faut simplement avoir confiance aux conseillers juridiques et aux PRMP (Personnes chargées des marchés publics) des ministères.

Thierno Amadou Camara (M’Bonet)

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