Tragédie à Hamdallaye : une jeune femme se donne la mort une semaine après son accouchement

Les habitants du quartier Hamdallaye, secteur 2, dans la commune de Ratoma, se sont réveillés ce lundi 29 septembre 2025 avec une nouvelle tragique. Une jeune femme d’une vingtaine d’années, nommée Fatoumata Diaraye Diallo, s’est donnée la mort dans la nuit du dimanche au lundi, une semaine seulement après avoir mis au monde un enfant.

Selon son grand frère, Mamadou Mouctar Diallo, la défunte ne présentait aucun signe de conflit avec qui que ce soit et ne s’était jamais plainte d’un problème particulier depuis son accouchement, hormis d’une tension artérielle élevée.

Tragédie à Hamdallaye : une jeune femme se donne la mort une semaine après son accouchementSur les lieux du drame, sa sœur Hadiatou Diarri Diallo, en larmes, témoigne. « Ils sont venus frapper à ma porte aux environs de 5 heures du matin pour m’annoncer que ma sœur, Fatoumata Diaraye Diallo, est décédée. Quand je suis arrivée, je n’ai pas pu entrer dans la maison, mais j’ai vu du sang partout. On m’a dit qu’elle avait utilisé un couteau pour se donner la mort. Tout ce que je sais, c’est qu’elle avait accouché vendredi dernier et qu’elle souffrait d’hypertension. Mais elle n’avait aucun problème mental. »

Tragédie à Hamdallaye : une jeune femme se donne la mort une semaine après son accouchementLe grand frère de la victime apporte également des précisions. « Elle avait passé la nuit avec sa tante à la maison. Vers 5 heures, elle est sortie de la chambre en laissant sa tante avec l’enfant et serait allée commettre l’acte dans le salon. Le sang s’est même répandu sur une fillette qui dormait sur le canapé. Ce matin, elle avait un rendez-vous à l’hôpital Jean-Paul II avec mon grand frère, laborantin, et son oncle. Mentalement, elle n’avait pas de problème, seulement des complications liées à la tension après son accouchement. »

Évoquant la scène macabre, Mamadou Mouctar Diallo ajoute. « Lorsque j’ai vu le corps, il était imbibé de sang, avec des traces de couteau au niveau du cou. Certainement, c’est à partir de là qu’elle a mis fin à ses jours. En tout cas, elle n’avait pas de conflits avec qui que ce soit, ni exprimé de problèmes particuliers, sauf ses douleurs liées à la tension après l’accouchement. »

La défunte laisse derrière elle un nourrisson qui n’a pas encore été baptisé.

Au moment où nous publions cette dépêche, les personnes ayant passé la nuit avec la victime sont entendues par la police au commissariat central de Taouyah.

Aliou Diaguissa Sow

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