Le ministère des Transports à travers la direction nationale des transports terrestres a lancé officiellement ce samedi 29 novembre, au centre CEPERTAM de Hamdalaye, le processus d’obtention du permis biométrique moto de catégories A et A1. La cérémonie a été présidée par le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo. Une réforme majeure qui vise à structurer le secteur du taxi-moto et réduire drastiquement les accidents de la circulation en Guinée.
Selon le ministre Ousmane Gaoual Diallo, cette initiative répond à une urgence nationale. Les statistiques sont alarmantes : 70 % des accidents de la route seraient causés par des motos, tandis que 40 % des blessés admis dans les hôpitaux proviendraient d’accidents impliquant des motocyclistes. Face à cette situation, le gouvernement dit vouloir agir pour protéger les populations et encadrer un métier devenu indispensable pour la mobilité urbaine. « Donner un permis, c’est assurer la sécurité de tous les usagers. Mais c’est aussi le document indispensable pour offrir à ceux qui en font un métier un cadre institutionnel organisé, avec un minimum de formation et une protection pour ceux qui conduisent comme pour ceux qui sont transportés. Cette réforme permettra de mettre fin aux abus, aux intermédiaires et aux désordres qui discréditent souvent ceux qui exercent le métier de taxi-moto. »
Le ministre a rappelé que cette réforme s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président Mamadi Doumbouya et mise en œuvre par le Premier ministre Amadou Oury Bah, dans le cadre de la modernisation du secteur des transports et de la restauration de l’autorité de l’État. « Ce n’est pas seulement une question technique, ce sont des choix politiques qui consistent à protéger nos citoyens et à structurer une économie informelle devenue essentielle pour la mobilité. Un gouvernement responsable ne peut rester immobile devant une telle hécatombe. En instaurant les permis moto et en offrant des formations, nous affirmons que la vie humaine passe avant tout. La sécurité de la jeunesse n’est pas négociable pour nous. », a fais savoir le ministre des Transports
Il a également réagi aux critiques portant sur le coût du permis moto. Il reconnaît la préoccupation des conducteurs et promet une révision des tarifs avec la Direction nationale des transports terrestres et l’opérateur Thomas Gregg, afin de trouver un montant plus accessible. Il a aussi annoncé qu’un quota de permis gratuits sera attribué aux premiers candidats pour encourager leur formation. « Nous avons entendu ceux qui trouvent que le prix du permis moto, fixé à 890 000 francs, est trop élevé. Beaucoup de conducteurs doivent déposer 30 000 francs par jour à leurs patrons et peinent à vivre dignement. C’est pourquoi nous allons instruire la DNTT et l’opérateur de revoir ce tarif pour le ramener à un niveau acceptable. Nous souhaitons aussi, au nom du chef de l’État, offrir gratuitement les premiers permis pour encourager l’engagement à la formation. » a annoncé le porte-parole du gouvernement
En marge de cette cérémonie, Ousmane Gaoual Diallo a annoncé qu’un contrôle général des permis de conduire sera lancé sur tout le territoire national dans les prochains jours. Il précise que cette opération concernera les conducteurs de voitures, camions et bus, en attendant la délivrance effective des permis moto.
Le ministre a rappelé que tout conducteur circulant sans permis valable s’expose désormais à des poursuites : arrestation, jugement et sanctions prévues par la loi.
Guinee114.com


