Présidentielle du dimanche : la DGE muscle la centralisation des résultats pour prévenir les tensions post-électorales

À l’approche du scrutin présidentiel du dimanche 28 décembre, la Direction générale des élections (DGE) met un accent particulier sur la centralisation des résultats, une phase jugée cruciale dans la prévention des tensions post-électorales. Lors d’une conférence de presse ce vendredi 26 décembre 2025, la Directrice générale des élections, Madame  Camara Djénabou Touré, a expliqué en détaille les mécanismes institutionnels et logistiques mis en place pour sécuriser la réception et la transmission des procès-verbaux sur l’ensemble du territoire national.

 S’appuyant sur les enseignements tirés des précédents scrutins, la DGE a intégré dans le dispositif électoral une innovation majeure prévue par le Code électoral, à savoir la création de commissions spécifiques chargées de la réception et de la transmission des procès-verbaux. À ce sujet, la Directrice générale des élections explique clairement : « Il n’y avait pas dans la loi sur le référendum des commissions de réception et de transmission des procès-verbaux, mais avec le code électoral, il y a l’institution sous l’autorité du magistrat qui préside la commission administrative de centralisation, une commission de réception et de transmission des procès-verbaux. » a fait savoir Madame Camara Djenabou Touré

Par ailleurs, cette réforme vise à répondre à des difficultés concrètes observées lors des opérations de centralisation, notamment la perte de documents électoraux et les longues attentes génératrices de troubles. Sur ce point, Madame Camara Djénabou Touré précise : « Ça évite deux choses, la déperdiction des procès-verbaux et la longue attente, parce que quand il y a assez de monde, ça crée des troubles et les procès-verbaux se retrouvent souvent jetés ou déchirés devant les CACV. Pour parler à cela, le législateur a bien pensé. », a précisé ma directrice générale des élections.

Dans cette dynamique, la DGE a également procédé à un renforcement des effectifs dans les zones où le nombre de bureaux de vote est élevé, afin de fluidifier le traitement des résultats et de limiter les engorgements. Une mesure que la Directrice générale justifie ainsi : « Et nous, qu’est-ce que nous avons fait ? Partout où on a plus de bureaux de vote, nous avons augmenté le nombre de personnes dans les CACV. »

En outre, la centralisation des résultats repose sur un encadrement juridique renforcé. Des magistrats, juristes de haut niveau et cadres de l’administration ont été mobilisés pour former les membres des commissions administratives de centralisation, garantissant ainsi une application rigoureuse des procédures légales prévues par le Code électoral.

 Enfin, la DGE entend appuyer ce dispositif par des investissements structurels durables, notamment en matière de connectivité et de logistique, afin d’améliorer la transmission des résultats et de réduire les délais. À travers cette organisation renforcée de la centralisation, l’institution électorale affiche sa volonté de sécuriser l’une des étapes les plus sensibles du processus électoral et de contribuer à un climat post-électoral apaisé.

Ibrahima Bah

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