Les fidèles musulmans et chrétiens ont entamé le Ramadan et le Carême il y a une semaine. Un reporter de guinee114.com s’est rendu ce mardi 24 février 2026 au grand marché de la commune de Matoto (Conakry) pour observer l’évolution des prix des denrées alimentaires en ce mois saint. Les femmes rencontrées sur place ont unanimement déploré la cherté des légumes et autres produits de première nécessité.
« Ce n’est pas facile en ce mois de Ramadan, les condiments sont trop chers. Nous demandons au gouvernement d’agir pour revoir ces prix à la baisse, et aux vendeuses de les diminuer », a souligné Fatoumata Condé. Elle a toutefois témoigné d’une application partielle de la baisse des prix des denrées annoncée par les autorités : « Personnellement, j’ai constaté cela sur le terrain. »
Madame Odette Tolno a listé plusieurs produits jugés trop chers, tout en regrettant le manque de poissons : « Le marché est difficile en ce moment. Le piment coûte 5 000 francs guinéens pour cinq unités, l’aubergine 5 000 pour deux. Je viens d’en acheter. Quant au poisson, on n’en trouve pas pour le moment. » Concernant la baisse des prix annoncée par le ministère du Commerce, elle a ajouté : « En tout cas, moi qui achète chaque jour, le riz Bangladesh est à 280 000 francs guinéens le sac. Pour les oignons, je n’en ai pas pris ces derniers jours. J’en appelle au Président Mamadi Doumbouya : aidez-nous encore, nous les femmes souffrons énormément. »

Kadiatou Diawara a commencé par un plaidoyer en faveur des vendeuses récemment déguerpies : « Beaucoup n’ont plus d’endroit où s’installer. Le gouvernement doit les aider à en trouver un. Même nous, acheteuses, nous peinons à accéder au marché pour faire nos courses tranquillement. C’est vraiment fatiguant. Quant aux condiments – huile, oignon, tomate, gombo et autres légumes locaux –, ils sont très chers. » Elle a exhorté les autorités à reconstruire le marché pour fluidifier les échanges.
Une dame, sous couvert d’anonymat, a jugé les prix exorbitants : « Le marché est très cher en ce moment. J’ai demandé à cette vendeuse le prix d’une aubergine en votre présence : une unité à 5 000 francs guinéens, et jusqu’à 15 000 selon le poids. Le gombo, l’oignon, la tomate, l’huile rouge et d’autres produits le sont aussi. Nous sollicitons du gouvernement qu’il intervienne pour baisser ces prix d’ici la fin du mois de pénitence. »

Enfin, après ses achats, Nathalie Kamano a résumé la situation : « Le marché est très dur, les femmes souffrent. Surtout pour le poisson. Si les autorités veulent nous aider, qu’elles agissent sur les poissons. Le gombo ? Trois unités à 5 000 francs guinéens. Pour manger, il faut débourser 30 000. »
Mamadou Macka Diallo
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