Conakry, 25 mars 2026 – Dans le réceptif hôtelier de Palme Camayenne, le secrétaire général du ministère de l’Éducation, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Youssouf Boundou Sylla, a lancé ce mercredi un atelier décisif pour l’emploi et la formation professionnelle.
C’est à travers l’ONFPP, que l’État guinéen réaffirme son engagement à renforcer le système national de formation professionnelle continue. Avec l’appui de Enabel, mettant en place la FDC, un mécanisme structuré visant à répondre efficacement aux besoins en compétences des acteurs économiques. Le présent dispositif est cofinancé par l’Union Européenne et mise en œuvre par la GIZ, Enabel et l’AFD.
Les acteurs guinéens ont ouvert à Conakry l’atelier de validation du guide de fonctionnement de la Facilité de Développement des Compétences (FDC). Représentant le ministre, il a rappelé que, via l’Office National de la Formation et de la Perfectionnement Professionnels (ONFPP) et avec l’appui d’Enabel, l’État guinéen entend renforcer l’enseignement technique et répondre aux besoins concrets des entreprises.« Cette étape est déterminante », a-t-il déclaré. Via l’ONFPP et avec le soutien du partenaire belge Enabel, l’État réaffirme son engagement en faveur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

La FDC n’est pas un énième programme généraliste : elle cible explicitement les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) de moins de 30 salariés, les jeunes sans emploi et les acteurs de l’économie informelle. Quatre missions lui sont assignées :
1. Compétitivité : aider les MPME à gagner en productivité.
2. Compétences : renforcer les savoir-faire techniques et managériaux.
3. Insertion : offrir aux jeunes une voie concrète vers l’emploi.
4. Emplois durables : accompagner la création d’activités pérennes.
« Pour éviter les écueils d’une réforme brutale, une phase pilote est déjà en cours sur l’axe Conakry-Kindia-Mamou. 800 bénéficiaires – entrepreneurs, apprentis, chercheurs d’emploi – testent le mécanisme. L’objectif : éprouver les procédures, mesurer l’impact sur différents secteurs et préparer un déploiement national. L’atelier d’aujourd’hui doit recueillir les observations des participants, affiner le guide et garantir qu’il soit réellement approprié par toutes les parties prenantes », a ajouté le secrétaire général.

Il a également salué Enabel pour son accompagnement constant et les équipes qui ont rédigé le document, se disant confiant que les échanges en amélioreront encore la qualité.

Prenant la parole, Cédric Bohi, Premier Secrétaire et Chef de Coopération chez Enabel, a qualifié la FDC d’avancée majeure. Pour lui, le dispositif répond à un vide : les outils de l’ONFPP restent essentiels, mais la FDC les complète en étant plus réactive, plus accessible aux petites structures et plus orientée vers l’innovation privée. « Les trois objectifs du pilote : tester les procédures, mesurer l’efficacité et préparer la montée en échelle. »

Plus loin, Bohi a indiqué trois axes stratégiques : consolider l’emploi, renforcer le secteur privé et soutenir une croissance durable. Ces priorités sont portées par un manuel issu d’une large concertation impliquant administrations, organisations professionnelles, entreprises et experts.
Quant à Kadiatou Fofana, inspectrice régionale du Travail, elle représentait Madame la gouverneure de Conakry, retenue ailleurs. Celle-ci a fait transmettre son « vif intérêt » pour l’initiative. Dans son message, elle a souligné que la FDC constitue un levier essentiel pour améliorer l’employabilité et soutenir le développement économique local et national. Elle a appelé les acteurs à collaborer avec « responsabilité et innovation ».
Cet atelier contribuera à faciliter le développement des compétences en Guinée, franchissant une étape clé pour booster l’emploi et la formation professionnelle.
François Lelano
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