Guinée : Dre Diaka Sidibé trace la feuille de route d’une recherche scientifique utile et impactante à l’horizon 2026‑2028

En prélude de la journée d’échanges stratégiques sur la recherche scientifique en Guinée, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dre Diaka Sidibé, a réuni, ce mercredi 1er avril 2026 à Conakry, les enseignants‑chercheurs, les représentants des universités et des centres de recherches. Cette rencontre s’est tenue en présence de la ministre de l’Énergie à l’hôtel Kaloum, soulignant l’implication transversale de la recherche dans le développement économique du pays.

Au cours de cet atelier de cadrage stratégique, la ministre a procédé à la signature de contrats de performance, marquant concrètement la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance et la responsabilité dans la recherche. Elle a rappelé que, pour 2026, la recherche guinéenne doit être :

• Alignée sur les priorités nationales ;

• Structurée autour d’objectifs mesurables ;

• Orientée vers la résolution de problèmes réels;

• Contributive à la transformation économique ;

• Capable de produire publications et innovations ;

• Ouverte et collaborative, nationale et internationale.

« Toute activité de recherche devra démontrer son utilité, son alignement et son impact mesurable », a insisté Dre Diaka Sidibé, lançant ainsi un appel à la professionnalisation et à la transparence du système de recherche.

Autour des échanges, la ministre a identifié plusieurs secteurs prioritaires : « la santé, l’énergie, les mines et les ressources naturelles, l’agriculture et la sécurité alimentaire. »

Elle a souligné que l’université guinéenne et les centres de recherche doivent désormais se positionner comme de véritables leviers de solutions pertinentes pour les politiques publiques, tout en stimulant la créativité et l’innovation scientifique nationale. Dans cette perspective, elle a annoncé le lancement prochain du programme de recherche à impact pour la Guinée, horizon 2026‑2028, qui vise à créer de la compétitivité au sein des institutions de recherche. « Ce programme reposera sur le financement de quatre projets structurants, dotés d’un budget allant de 4 à 5 milliards de francs guinéens, en faveur de la recherche au développement et de la recherche opérationnelle dans les secteurs clés de l’économie nationale. »

Pour assurer le suivi et la qualité de ces travaux, le ministère mettra en place des contrats de performance et des audits scientifiques dans les mois et les semaines à venir. « Ces outils serviront à mesurer la productivité, la pertinence et l’impact réel des recherches financées, et à corriger les dysfonctionnements au sein des équipes et structures concernées », a souligné la ministre.

Elle a également recommandé aux enseignants‑chercheurs de collaborer avec leurs collègues disséminés dans tout le pays, de former les jeunes académiques et de s’assurer que les résultats de la recherche impactent positivement les institutions et la vie des citoyens.

Le ministre de l’Énergie, Laye Sekou Camara, présent lors de l’événement, a salué l’initiative comme une priorité pouvant permettre d’obtenir des réponses concrètes en matière de recherche. « La réflexion sur la recherche scientifique est un démarrage important pour la génération future. Beaucoup de Guinéens perçoivent la recherche comme un domaine difficile et peu valorisé, faute de ressources financières et matérielles pour les chercheurs. C’est pourquoi plusieurs se tournent vers l’enseignement plutôt que vers la recherche pure », a-t-il soutenu, soulignant que son secteur de l’énergie a un besoin criant de recherche et de développement. « C’est seulement avec la recherche qu’on peut s’en sortir », a-t-il affirmé,

« La recherche demande beaucoup de ressources, beaucoup de revenus et surtout un engagement réel. Pour être un bon chercheur, il faut être engagé, il faut être motivé par tous les moyens », a-t-il ajouté.

 

François Lelano

621498176

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