Menace de grève du SNE : l’inquiétude des écoles privées

Contacté par téléphone ce mercredi 8 avril 2026, Ousmane Ly, deuxième chargé de communication de l’Association des fondateurs des écoles privées de Guinée (AFEPG), dit avoir pris connaissance de la menace de grève lancée par le Syndicat national de l’éducation (SNE).

Face à cette crise qui se profile, cet enseignant s’inquiète et invite les deux parties, le gouvernement et le syndicat, à trouver un terrain d’entente pour permettre aux élèves de boucler l’année scolaire sans entrave.« Je pense qu’une réunion d’urgence est prévue ce vendredi à la Bourse du travail concernant la reprise de la grève. Je ne sais pas précisément. En tout cas, ils vont se parler. Il y a quelques points de revendication qui avaient déjà été traités avec le gouvernement », a-t-il rappelé.

Tout porte à croire qu’un accord avait été signé il y a trois mois. « Est-ce que ça a été appliqué ou pas, je ne sais pas. Peut-être est-ce pour cela qu’ils vont se retrouver et discuter de la nécessité ou non de la reprise de la grève », s’interroge-t-il.

Alors que les examens approchent dans quelques mois sur toute l’étendue du territoire national, l’inquiétude s’alourdit chez Ousmane Ly, fondateur du groupe scolaire « Ousmane Ly ». « Nul ne souhaite que le cursus soit stoppé ou égratigné à ce moment. Personne ne veut d’un bras de fer entre le gouvernement et le syndicat qui perturberait le bon déroulement des cours. Parce qu’on n’est pas sans savoir que, à ce jour, les programmes ne sont pas encore achevés. Cela pourrait impacter négativement les examens et le niveau des enfants. Je souhaite vivement qu’ils parviennent à un accord pour éviter tout bras de fer, dans les écoles publiques comme privées. »

Et d’ajouter : « Qu’ils aillent à la table des discussions tout en laissant les cours se dérouler normalement. Ainsi, les élèves n’en subiront pas les conséquences. Qu’ils poursuivent le dialogue et s’entendent. Voilà ce que nous souhaitons. »

Poursuivant ses propos, l’instructeur fustige le rôle des grèves dans le bas niveau des élèves : « Est-ce qu’on a vraiment réfléchi et analysé en profondeur ce qui provoque ce bas niveau ? Les grèves répétées en font partie. Vous savez que, en décembre, nous sommes restés du 1er au 31 décembre, jusqu’au 5 janvier, sans faire cours. Nous rattrapons ce temps perdu, ce qui nous a conduits à ne pas avoir de congé en avril. »

Ousmane Ly lance un appel solennel aux autorités guinéennes et au SNE : « Nous appelons le gouvernement et le syndicat, chacun de son côté, à faire preuve de souplesse pour parvenir à un accord et préserver le niveau des élèves. Parce qu’après tout, ce sont eux qui en pâtiront le plus. »

À noter que le SNE a annoncé, lors d’une assemblée générale, une grève à partir du lundi 13 avril 2026 si le protocole d’accord signé avec le gouvernement n’est pas respecté.

François Lelano

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