Guéckédou : une influenceuse Facebook placée sous mandat de dépôt pour injures publiques et incitation à la haine
Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Guéckédou, Patrice Koma Koivogui, a annoncé, dans un communiqué daté du 11 mai 2026, le placement sous mandat de dépôt de Mademoiselle Aïcha Tchany Tolno, connue sur Facebook sous le nom de « AT Tchamy Tolno ».

Selon le parquet, la jeune femme a été interpellée le vendredi 8 mai 2026 par les services de l’OPROGEM du commissariat central de police de Guéckédou, à son domicile situé au quartier Hermakonon, dans la commune urbaine.
Cette arrestation fait suite à la diffusion, sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, de plusieurs vidéos et publications contenant des propos jugés injurieux et outrageants.
Le ministère public précise que les faits reprochés à la mise en cause sont susceptibles de constituer les délits d’injures publiques par le biais d’un moyen de communication électronique, d’incitation à la haine et de diffamation. Ces infractions sont prévues et réprimées par les articles 363 et suivants du Code pénal ainsi que par la loi relative à la cybersécurité et à la protection des données à caractère personnel en République de Guinée.
Déférée au parquet le lundi 11 mai 2026, Aïcha Tchany Tolno a été entendue sur procès-verbal en cas de flagrant délit avant d’être placée sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction de Guéckédou.
Le procureur rappelle toutefois qu’à ce stade de la procédure, la prévenue bénéficie de la présomption d’innocence et du respect de sa dignité.
Dans son communiqué, Patrice Koma Koivogui invite les citoyens à faire preuve de retenue en s’abstenant de partager les images de l’intéressée sur les réseaux sociaux avec des commentaires ou qualificatifs susceptibles de porter atteinte à son honneur, sous peine de poursuites judiciaires.
Le parquet souligne également que la liberté d’expression, garantie par la Constitution, ne saurait être assimilée à la liberté d’insulter, de diffamer ou d’inciter à la haine et à la violence.
« Les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit », insiste le procureur de la République, qui appelle les internautes à davantage de responsabilité dans leur utilisation des plateformes numériques.
Le ministère public réaffirme enfin sa détermination à lutter contre la cybercriminalité et les discours de haine, conformément à la politique pénale du gouvernement guinéen.
Guinee114.com


