Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 mai 2026 au marché de Sonfonia Gare, à proximité du carrefour Western Union, dans la commune de Sonfonia. Le sinistre, survenu entre 1 heure et 2 heures du matin, a entièrement ravagé trois boutiques ainsi qu’une concession familiale, causant d’importants dégâts matériels.
Encore sous le choc, les victimes ont témoigné sur les circonstances du drame et lancé un appel pressant aux autorités pour leur venir en aide.
« Nous avons tout perdu »
Mamadou Chérif Diallo, l’un des commerçants touchés, affirme que son magasin a été totalement détruit.
« Comme vous le constatez, tout est parti en fumée. Rien n’a pu être sauvé. J’ai été alerté vers 2 heures du matin par le propriétaire des lieux, son grand frère et les agents de sécurité », explique-t-il.
Selon lui, trois boutiques ont été complètement consumées par les flammes, ainsi que la maison du propriétaire.
« Je ne sais pas exactement d’où est parti le feu. Il pourrait s’agir d’un court-circuit. Nous avons longtemps travaillé pour constituer ces marchandises, et en quelques minutes, tout a disparu. »
Incapable, pour le moment, d’évaluer l’étendue de ses pertes, il sollicite l’aide de l’État.
Une perte estimée à 200 millions de GNF
Autre victime, Mamadou Billo Diallo, propriétaire d’une boutique d’alimentation générale, dit avoir été informé alors qu’il se trouvait à Coyah.

« J’ai été appelé vers 2 heures du matin pour m’annoncer que ma boutique avait pris feu. J’ai immédiatement demandé qu’on contacte les sapeurs-pompiers, qui sont intervenus rapidement. À mon arrivée, ils étaient déjà en train de maîtriser les flammes. »
Il salue la promptitude des secours, qui a permis d’éviter une propagation encore plus importante du feu.
« Grâce à leur intervention, les dégâts ont été limités. Mais à mon niveau, les pertes sont estimées à environ 200 millions de francs guinéens. »
Une concession familiale également touchée
Le feu s’est propagé à une concession voisine. Ousmane Traoré, chef de famille, raconte avoir été réveillé par un passant qui avait constaté les flammes.

« Un passant nous a alertés vers 1 heure du matin. Lorsque je suis sorti, le feu s’était déjà propagé au bâtiment. Nous avons aussitôt appelé les sapeurs-pompiers, qui sont intervenus rapidement. »
Selon lui, deux chambres, un salon entièrement équipé et une boutique ont été réduits en cendres.
« Même une aiguille n’a pu être récupérée. Les dégâts sont énormes. »
Les coupures de courant pointées du doigt
Pour Ousmane Traoré, les variations brusques de tension électrique seraient à l’origine de cet incendie.
« Il arrive que le courant revienne avec une tension très élevée, parfois jusqu’à 280 volts. Nous avons déjà perdu deux onduleurs à cause de cela. Si l’État peut prendre des mesures pour stabiliser l’électricité, cela éviterait de tels drames. »
Face à l’ampleur des pertes, les sinistrés demandent l’assistance des autorités et des personnes de bonne volonté afin de les aider à reconstruire leurs activités et leurs habitations.


