Élections: ONASUR-E forme les superviseurs électoraux pour garantir l’intégrité du prochain scrutin

À Matoto, l’Observatoire national autonome de supervision des élections (ONASUR‑E) a lancé, ce lundi 25 mai 2025, une journée de formation destinée aux superviseurs électoraux des 13 communes de Conakry. La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans les locaux de la mairie de Matoto et a été présidée par le directeur de l’institution, le Dr Sékou Kouréissy Condé.

La formation vise à outiller les superviseurs sur l’intégrité, la transparence et la neutralité à observer lors du double scrutin. Elle concerne 600 superviseurs, présents sur le territoire national et à l’extérieur, et se tient sur une seule journée.

François Makili Meléba, fondateur de l’ONASUR‑E, a présenté les objectifs et le contenu de la formation. «  Il y a deux modules principaux », a‑t‑il expliqué. « Le premier porte sur le rôle et les responsabilités du superviseur ; le second sur la méthodologie de la supervision sur le terrain. » Le premier module a pour but de « montrer à chaque superviseur quel est son rôle et quelles sont ses responsabilités une fois dans les bureaux de vote ». Il a insisté : « Le superviseur n’est pas un juge et ne s’immisce pas dans l’organisation pratique du scrutin. Il observe, il note et il remonte les informations. Il veille à la sincérité et à la régularité du scrutin. »

Sur le second module, consacré au comportement à adopter sur le terrain, M. Makili Meléba a rappelé les critères de sélection des superviseurs. « Un superviseur ne doit pas être militant ni membre actif d’un parti politique ; sinon il devient un délégué de bureau de vote », a‑t‑il dit, soulignant la nécessité de distinguer clairement le rôle du superviseur de celui du délégué de parti. « Le superviseur agit comme un observateur impartial qui relève les failles de l’organisation pratique et les remonte aux instances compétentes. »
Il est également revenu sur l’évolution des structures en charge de l’organisation électorale : selon lui, la Direction générale des élections organise désormais les opérations, tandis que l’ONASUR‑E assume la supervision, marquant une séparation des tâches qui n’existait pas auparavant.

Pour sa part, le Dr Sékou Kouréissy Condé a rappelé que cette formation s’inscrit dans un plan directeur global de préparation des superviseurs. « Les conseillers superviseurs de l’ONASUR‑E sont, à l’instant où je vous parle, sur le terrain dans les 33 préfectures de la République, avec des représentants de toutes les circonscriptions électorales et de tous les bureaux électoraux, afin de s’assurer que nos superviseurs sont formés et préparés à cette étape essentielle du processus électoral en Guinée », a‑t‑il déclaré.

Le président de l’ONAUR-E a souligné l’importance des scrutins à venir : « Les élections communales sont des élections de proximité, et les élections législatives sont déterminantes pour le choix des députés qui votent nos lois et construisent les grandes orientations nationales. » Il a salué l’engagement des citoyens et appelé à préserver la paix électorale : « Aucun candidat, aucun acteur politique ne peut se targuer d’avoir le monopole de l’environnement électoral consensuel que nous vivons. Nous avons l’obligation morale de consolider cette paix électorale. »

S’adressant aux superviseurs, le Dr Condé a insisté sur les qualités attendues : intégrité, neutralité et transparence. « Le superviseur partage avec les citoyens, les candidats et les partis politiques ce qu’on appelle le comportement électoral. Ce comportement obéit aux lois et aux pratiques institutionnelles. » Il a rappelé que la mission du superviseur est d’observer, vérifier, contrôler et remonter les données de supervision à la centrale à Conakry, en vue de préparer un rapport final qui pourra être déposé devant la Cour suprême. « Le superviseur n’est pas un juge ; l’organisation du procès électoral revient à la Direction générale des élections », a‑t‑il conclu.

Alors que le triple scrutin du 31 mai 2026 approche, l’ONASUR‑E mise sur ces 600 superviseurs formés pour renforcer la crédibilité du processus électoral et préserver la paix civique, en espérant que leurs rapports contribueront à des élections transparentes et acceptées par tous.

François Lelano — 621 498 176

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