Les autorités burkinabè annoncent de nouvelles mesures pour assainir le secteur de l’enseignement privé. En Conseil des ministres, un décret portant réglementation des frais de scolarité dans les établissements privés a été adopté afin de mettre fin aux fixations jugées excessives ou anarchiques.
Selon le ministre de l’Éducation de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, cette réforme concerne les écoles primaires privées, les établissements post-primaires et secondaires, les centres techniques et professionnels, ainsi que les universités et grandes écoles privées.
Le ministre précise que les frais encadrés comprennent notamment les frais de dossier, d’inscription, de formation, de laboratoire, de soutenance, d’établissement de diplôme et tous les autres frais liés aux services pédagogiques fournis par les établissements.
Le décret prévoit également une catégorisation des structures privées selon des critères définis, afin de fixer les frais de scolarité en fonction de chaque catégorie. Un mécanisme de contrôle régulier et une mise à jour annuelle de la liste des établissements sont aussi annoncés.
« Des sanctions sont prévues contre les établissements qui appliqueront des frais au-delà des plafonds autorisés », a averti le ministre.
Par ailleurs, le Conseil des ministres a également examiné une communication relative à la révocation de trois agents publics impliqués dans des irrégularités liées à l’authenticité des diplômes ayant servi à leur recrutement ou à leur promotion dans la fonction publique.
Selon le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, les personnes concernées sont :
Mme Banazaro Lydie Émilie, secrétaire de direction à la Présidence du Faso ;
M. Bayala Begawendé Pierre Mesmin, inspecteur des Eaux et Forêts au ministère de la Sécurité ;
M. Nacambo Mamoudou, conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication au ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme.
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