Secteur agricole : « L’objectif est d’en faire un véritable moteur de croissance économique et durable pour notre pays » (Ministre)

Lancée le mercredi, 3 juin 2026, la cinquième édition du Salon des entrepreneurs et de l’emploi de Guinée (SADEN) se poursuit à Conakry. Ce jeudi, 4 juin, plusieurs panels y ont été animés parmi lesquels celui sur les « chaînes de valeur ». La ministre de l’agriculture a été l’une des panélistes. Elle est revenue sur ce qui est prévu pour que l’agriculture soit un moteur de croissance économique en Guinée.

​« Ce n’est pas en vain que l’agriculture a été inscrite au pilier 1 du programme Simandou. L’objectif est d’en faire un véritable moteur de croissance économique et durable pour notre pays. À ce jour, l’agriculture contribue à environ 30 % du PIB. Notre ambition est de multiplier par neuf (9) l’impact de ce secteur. Nous sommes dotés de terres fertiles, d’un sous-sol riche et de ressources hydriques exceptionnelles, mais nous avons des défis majeurs que nous comptons relever grâce au programme Simandou », a déclaré Aminata Kaba avant de parler des défis pour moderniser l’agriculture en Guinée.

« Le premier défi consiste à avoir un cadre légal solide. La loi d’orientation agricole en Guinée a déjà été adoptée. Il reste désormais à finaliser les textes d’application pour permettre d’orienter les acteurs et de définir un plan d’action précis pour sa mise en œuvre. ​L’accès au foncier : C’est l’un de nos plus grands chantiers. Il est important de s’assurer qu’on a une loi sur le foncier agricole capable de sécuriser les investissements et de rassurer l’ensemble du secteur, des agriculteurs jusqu’aux investisseurs privés », a-t-elle expliqué.

Madame Diallo Kadiatou Fouta, entrepreneuse qui a pris part à ce panel a également mis en lumière les difficultés des PME à capter davantage de valeur ajoutée, tout en plaidant pour un appui renforcé au secteur. « Les entreprises font face à un accès au crédit très difficile, marqué par des taux d’intérêt très élevés. De plus, l’accompagnement et les financements octroyés par les bailleurs de fonds restent encore trop faibles pour ce secteur »,a fait savoir Madame Diallo tout en ajoutant l’enclavement des sites de production.

« Le manque d’infrastructures constitue aujourd’hui un obstacle majeur. Les producteurs évoluent souvent sur des sites enclavés. Et pour acheminer les produits vers les centres de commercialisation, le secteur subit d’énormes pertes post-récolte », a-t-elle martelé.

Mamadou Macka Diallo
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