Entre la presse guinéenne et Rio Tinto Simfer-acteur majeur du projet Simandou-se forge une traditionnelle conférence de presse trimestrielle à l’occasion de laquelle les journalistes écoutent et posent des questions à des responsables de la compagnie. Une opération de communication bien huilée placée sous le sceau de la transparence. Et, ce jeudi, 04 juin 2026, à l’occasion de cette rencontre, une question a retenu les attentions. Une consœur a demandé aux dirigeants de la société ce que Rio Tinto compte laisser à la Guinée.
Ce que nous voulons laisser à la Guinée après la mine, répond le directeur général de Rio Tinto Guinée, Aboubacar Koulibaly, «c’est certainement une empreinte d’une économie transformée. Parce que lorsqu’on regarde dans le monde, partout où Rio a ses opérations, les communautés autour, les pays ont été transformés. Aussi bien en Australie, aux Etats-Unis, en Mongolie, en Afrique du Sud, on a des opérations. La contribution de Rio Tinto a été remarquable pour transformer les communautés et les pays. Nous voulons et nous sommes engagés à réaliser la même histoire et à poursuivre cet effort d’un bon héritage laissé au sein des pays où nous avons nos opérations ».
La deuxième chose, poursuit-il, «nous voulons laisser un environnement réhabilité, une culture de transparence et de bonne gouvernance derrière nous, parce que nous avons des principes éthiques applicables à nos opérations. Nous voulons étendre ça à travers le secteur privé guinéen et le secteur minier pour assurer la durabilité des opérations»
L’autre chose héritage se situe au niveau d’une montée en capacité des ressources humaines guinéennes afin que l’expertise de la Guinée soit exportable. «Comme aujourd’hui on a dans cette opération des gens comme Chris qui sont australiens qui sont venus ici, aussi des Guinéens capables d’aller ailleurs pour faire le même travail», ajoute le patron guinéen de Rio Tinto Guinée.
Thierno Amadou Camara (M’Bonet)
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