Le contrat de mise en œuvre du projet Agora Civique Guinée a été signé ce jeudi 25 juin 2026 au siège du Conseil national des organisations de la société guinéenne (CNOSCG), à Dixinn. Porté par le CNOSCG avec l’appui du Royaume Uni, le projet vise à instaurer des mécanismes durables de dialogue entre les institutions publiques et la société civile afin de renforcer la gouvernance, la transparence et la redevabilité.
Dans son allocution, l’ambassadeur du Royaume Uni en Guinée, Daniel Shepherd, a insisté sur le caractère stratégique du partenariat.« La cérémonie d’aujourd’hui traduit un engagement commun entre le Royaume Uni et la Guinée en faveur du renforcement de la gouvernance, de la rédevabilité et de l’espace civique », a-t-il déclaré. Selon lui, Agora Civique intervient à un moment important où la Guinée connaît une transformation politique et économique profonde.
L’ambassadeur a précisé que le projet entend créer des espaces d’échanges réguliers, apaisés et constructifs, pas seulement en période de crise, et permettra également de renforcer les capacités des organisations de la société civile. « Le Royaume Uni s’engage pour trois ans, en tant que partenaire respectueux du leadership national, pour promouvoir des solutions durables et adaptées au contexte guinéen », a-t-il ajouté.
Ange Gabriel Haba, président du CNOSCG, a rappelé le rôle central de la société civile dans la transition actuelle. « La République de Guinée vient de boucler ses élections nationales et locales. Cet instant ouvre la voie à la phase de développement où toutes les institutions de la République doivent travailler pour faire face aux défis du développement national », a-t-il déclaré.
Il a souligné que le projet vise à rapprocher les citoyens des autorités à tous les niveaux afin que les décisions publiques tiennent compte des préoccupations des populations. Il a également insisté sur la nécessité de transparence et de redevabilité, et sur le rôle du dialogue pour prévenir les conflits, notamment dans les zones d’exploitation des ressources naturelles où tensions et litiges sont fréquents.« Le projet Agora Civique prévoit des actions à la fois au niveau local dans cinq régions ciblées et au niveau national. Parmi ses objectifs figurent la création d’espaces de dialogue pérennes entre autorités et organisations de la société civile ; le renforcement des capacités des OSC pour participer aux politiques publiques ; l’amélioration de la transparence dans la gestion des ressources et des investissements ; et la réduction des risques de tensions par un dialogue anti participatif.», a‑t‑il précisé.

Il conclut que, à long terme, l’ambition est d’inscrire la gouvernance participative dans les mécanismes institutionnels du pays. « La signature intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités et des partenaires internationaux de consolider des pratiques de gouvernance plus inclusives après les récentes élections législatives et locales. Les observateurs estiment que la réussite d’initiatives comme Agora Civique dépendra de l’engagement continu des pouvoirs publics, de l’autonomie et de la représentativité des organisations de la société civile, ainsi que d’un financement durable. »
La cérémonie a réuni des représentants de l’ambassade du Royaume Uni, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers, et d’autres acteurs concernés. Les responsables du projet espèrent améliorer la confiance entre citoyens et institutions et prévenir les crises liées aux ressources naturelles.

François Lelano — 621 498 176


