À moins d’une semaine du début du repos biologique, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Fassou Théa, a entrepris une tournée d’inspection dans trois interpôles de Conakry pour évaluer les quantités et la qualité des stocks halieutiques disponibles, en compagnie de plusieurs cadres du ministère.
La délégation s’est rendue dans les entrepôts de Sonit Pêche, Afrimer et SCODI, où d’importantes réserves de poisson de mer ont été présentées au ministre.
La société Afrimer, représentée par son directeur Mohamed Ali, a confirmé des préparatifs similaires. « Pour le moment, on en a 2 000 tonnes ici. On a à peu près 1 500 tonnes de poissons partout à l’intérieur. On attend dans cette période du mois de juillet 3 000–3 500 tonnes supplémentaires », a-t-il précisé, assurant que son entreprise a pris toutes les dispositions pour ne pas manquer l’approvisionnement.
De son côté, Saïd Saliou, le directeur général de SCODI, a indiqué disposer de 4 000 tonnes en différents entrepôts sur la zone de Conakry et à l’intérieur du pays, avec la perspective de recevoir 3 500 tonnes supplémentaires en juin–juillet. Il a salué l’exonération comme « une superbe initiative » permettant de maîtriser les prix et d’encourager l’importation de produits de qualité.
Le ministre Fassou Théa a rappelé que le repos biologique, qui s’étendra de juillet à août, ferme la mer aux pêcheurs artisanaux et industriels afin de régénérer les espèces. « Nous avons décidé de passer évaluer le stock en place. Donc ça, c’est une évaluation en amont. Au-delà aussi, nous allons passer, lorsque les stocks seront disponibles, pour faire une évaluation navale, pour voir si les engagements pris ont été respectés par les opérateurs. »
Le ministre a annoncé des évaluations en amont des stocks et des contrôles navals ultérieurs pour vérifier le respect des engagements des opérateurs. « Oui, le stock disponible d’abord ne concerne pas l’exonération dans les fermes à son tout à l’heure. Donc nous sommes vraiment satisfaits du point de vue de la qualité et de la quantité de poissons qui existent. Mais nous avons laissé des instructions à nos différents partenaires qui sont les opérateurs. Et il s’agit d’avoir nos poissons en qualité, en quantité, mais également à prix abordable, accessible à la population. », a-t-il déclaré avant de revenir sur l’objectif qui consiste à promouvoir la pisciculture continentale pour réduire la dépendance aux importations et développer l’offre locale dans les années à venir.
« Le département a aussi à pied d’œuvre, tout n’est pas que la mer, il y a la pêche continentale. Pour réduire aussi la dépendance en importation du poisson, le département se bat pour développer et faire la promotion de la pisciculture continentale, mais à l’échelle commerciale. Les années à venir avec la politique du président de la République, nous sommes très rassurés qu’au niveau de l’intérieur du pays, le poisson d’eau douce aussi ne sera pas en reste. »
Face à la fermeture temporaire des eaux, l’objectif est clair : protéger les ressources marines tout en garantissant l’alimentation des ménages, un équilibre à tenir à la fois sur le quai et dans les entrepôts.
François Lelano – 621498176


