CEE et BEPC : Le MENA-ETFP déplore quelques « cas isolés » de fraudes organisées

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce dimanche, 28 juin 2026, le ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle a dans le cadre du déroulement des examens nationaux session 2026 livre son constat. Le département s’est tout d’abord réjouis du bon déroulement du certificat d’études élémentaires (CEE) et du brevet d’études du premier cycle (BEPC). Il a par ailleurs noté des cas isolés de fraudes.

« Le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP) se réjouit du bon déroulement général des épreuves du Certificat de fin d’Études Élémentaires et du Brevet d’études du Premier Cycle (BEPC) session 2026.

Toutefois, malgré ce bilan globalement satisfaisant, quelques cas isolés de fraudes organisées via les réseaux sociaux et  plateformes numériques ont été constatés, rappelant que la vigilance et la rigueur doivent rester de mise pour préserver la crédibilité de nos diplômes et la valeur du mérite individuel », a-t-on indiqué.

À quelques heures seulement du démarrage du baccalauréat unique, le MENA-ETFP a prévenu avec « fermeté » l’ensemble des acteurs du système éducatif.

Aux candidats, le département a  été précis et déterminé à faire appliquer la loi anti-fraude dans toute sa rigueur. « Tout candidat qui sera identifié, après enquête des services compétents, comme membre d’un groupe, canal ou plateforme numérique (WhatsApp, Telegram, Signal, Facebook, etc.) créé ou utilisé pour obtenir ou diffuser frauduleusement les sujets du BAC :

– verra ses épreuves immédiatement annulées ;
– pourra être recalé, y compris après la proclamation des résultats définitifs, dès lors que sa participation à ces réseaux de fraude sera établie ;
– pourra être exclu des sessions ultérieures, conformément aux textes en vigueur. Rejoindre un groupe censé « aider » pour l’examen, c’est en réalité prendre le risque de perdre son année et compromettre son avenir.

Aux cadres du Ministère impliqués dans l’organisation du BAC :

Inspecteurs, délégués, surveillants, enseignants, tout personnel de l’État chargé, à un titre ou à un autre, de l’organisation des examens et qui se rendrait coupable de fuite, de vente, de diffusion de sujets ou de complicité de fraude :

– sera radié définitivement de l’effectif de la fonction publique et fera l’objet de poursuites judiciaires pour répondre de sa forfaiture devant les tribunaux.

Aux acteurs de l’enseignement privé :

Tout fondateur d’école, directeur d’établissement, enseignant du privé ou tout personnel associé qui serait impliqué dans ces pratiques :

– sera poursuivi pénalement et sanctionné conformément à la loi ;
– s’exposera à des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement incriminé, au retrait d’agrément et à l’interdiction d’exercer dans le secteur éducatif.

Le Ministère attend de vous une attitude exemplaire. Le prestige d’un établissement ne se mesure pas au nombre de résultats obtenus par la fraude, mais à la qualité réelle des apprentissages. Toute complicité avec des réseaux de fuite de sujets sera considérée comme une trahison grave de la mission éducative », previent-il avant d’apporter des précisions sur les personnes qui ont été interpellées dans le cadre des fraudes.

« Le Ministère informe également l’opinion nationale que les personnes déjà interpellées dans le cadre des fraudes constatées cette année seront présentées au public, dans le strict respect des droits de chacun, et répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes.

La République de Guinée a besoin de diplômes crédibles, de bacheliers compétents et d’une école respectée.
Pas d’examen avec la fraude. Pas de réussite durable sans mérite. »

Mamadou Macka Diallo pour Guinee114.com

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