Ce jeudi, les travaux de l’atelier international de restitution des projets DOPERAUS et projet « Une Seule Santé », financés par le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI) en Afrique subsaharienne ont été lancés à Conakry. Du 9 au 11 juillet 2026, des chercheurs, des décideurs publics, des responsables des secteurs de la santé humaine, animale et environnementale, ainsi que des partenaires techniques et financiers se réunissent pour partager les résultats scientifiques et opérationnels obtenus. Le Directeur du Centre de Formation en infectiologie de Guinée est revenu sur l’objectif et les résultats attendus.
« L’objectif est de partager les résultats d’un projet ambitieux qui s’est étendu sur plus de 4 ans et qui a appuyé tout le système One health en Guinée, autant les acteurs des plateformes des régions que le système de santé à travers la mise à disposition d’instants de prélèvements et de diagnostic, par exemple de la diphtérie ou du Mpox au CERFIC et aussi le système d’enseignement supérieur à travers la formation des étudiants en master et doctorat », a souligné Professeur Abdoulaye Touré avant de revenir sur les résultats attendus.
« Je dirais, c’est le partage des résultats avec tous les acteurs ici présents, avec le système de santé, avec l’enseignement supérieur, avec le ministère de l’Élevage. Et aussi c’est l’opportunité pour nous d’échanger avec tous les autres chercheurs venus des autres pays qui ont été aussi financés par le CRDI et qui ont travaillé sur le One health. Je pense qu’on ne peut pas trouver une meilleure instance que celle-là pour discuter de ces questions, pour les transformer en recommandations pour appuyer les politiques de santé publique dans le domaine des maladies émergentes et réémergentes dans nos pays », a-t-il indiqué.

La représentante de CRDI a aussi apporté des précisions. « Ce projet (DOPERAUS) fait partie d’une initiative de recherche sur les épidémies qui utilise l’approche One Health, ou Une seule santé… et que nous avons lancée en 2021, alors que le monde se trouvait au cœur de la pandémie de COVID-19. L’initiative avait pour objectif de soutenir la recherche qui applique une approche Une Seule Santé, afin de mettre en œuvre et d’évaluer les innovations potentielles dans les politiques, les programmes et les pratiques, et d’aider les pays à mieux se préparer à prévenir et à répondre aux maladies infectieuses et aux épidémies émergentes », a fait savoir .

Le Directeur général de l’enseignement supérieur a rappelé l’importance de la recherche scientifique en termes de prévention et la gestion des ripostes et autres. « Cet atelier illustre l’importance croissante de la recherche scientifique dans la prévention et la gestion des défis sanitaires auxquels nos pays sont confrontés. Les épidémies récentes ont démontré que la sécurité sanitaire repose avant tout sur la disponibilité des compétences nationales solides capables de produire des connaissances, d’innover et d’apporter des réponses adaptées à nos réalités. C’est pourquoi le gouvernement guinéen a fait du développement du capital humain une priorité stratégique », a laissé entendre Docteur Oumar Doumbouya.
Selon le représentant de la structure « une seule santé », pour relever les défis liés au système de santé, il appelle à une action fondée sur la science. « Cette rencontre illustre parfaitement l’esprit de l’approche une seule santé qui reconnaît l’inter-independance entre la santé humaine, animale et la santé des écosystèmes. Face aux défis sanitaires actuel et futur seule une action concrète fondée sur la science, le partage des connaissances, la collaboration entre les secteurs permettont de prévenir efficacement les risques et de protéger durablement nos populations », a mentionné Docteur Doumbouya.

Le Secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a émis le souhait de voir les résultats de ces 72 heures de travaux impacter positivement les politiques publiques en matière de prévention et de riposte sanitaire.« Il n’y aura pas de souveraineté sanitaire sans souveraineté scientifique. Le politique a besoin de la science pour décider vite et juste. Nous avons besoin des données probantes, des recherches ancrées dans nos réalités et d’innovation nées sur le sol africain. C’est pourquoi les projet financés par le CRDI que nous évaluons aujourd’hui sont si précieux. Ils ne sont pas de simples exercices académiques, ils le laboratoire des solutions concrètes de demain. Qu’il s’agisse de la gouvernance locale ou de la décentralisation de la surveillance, les résultats de ces trois jours vont directement nourrir et impulser nos politiques publiques, de prévention et de réponse aux urgences », a martelé Docteur Mory Keïta avant de déclarer ouverts les travaux.
Cet atelier vise à valoriser les résultats scientifiques et opérationnels des projets DOPERAUS et « Une Seule Santé ». Il met particulièrement en avant les travaux des jeunes chercheurs et les activités des plateformes nationales, s’inscrivant ainsi dans une logique de renforcement de la collaboration multisectorielle.
Mamadou Macka Diallo
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