Cherté des denrées alimentaires à Yimbaya : le cri des femmes

De nos jours, la hausse des prix des denrées de première nécessité est devenue une source d’inquiétude dans les différents marchés. Commerçants comme acheteurs déplorent la cherté de la vie face à des revenus de plus en plus modestes. Au marché de Yimbaya dans la commune urbaine de Lambanyi, nous avons recueilli la réaction de plusieurs femmes (vendeuses et acheteuses).

Une vendeuse de poisson fumé a sans détour expliqué les difficultés quotidiennes auxquelles elle fait face pour maintenir son activité. Elle a aussi fait le point sur la variation du prix des poissons.« J’ai de l’expérience dans la vente de poisson, cela fait 10 ans que je suis dans ce métier. Durant la saison sèche, le prix du poisson est meilleur par rapport à la saison pluvieuse. Parfois, nous comptons le poisson 4 à 20 000 FG, ou 5 à 20 000 FG. Parfois, nous nous disputons avec les grossistes auprès desquels nous prenons le poisson avant de l’avoir. Actuellement, le poisson coûte très cher », a-t-elle relaté sous couvert d’anonymat.

De son côté, Mariama Diallo exerce dans le même secteur depuis trois ans. Elle dresse un constat tout aussi amer. « Durant cette saison des pluies, il est très difficile d’avoir du poisson car il coûte très cher. Le prix auquel on l’achète et celui auquel nous le revendons pour avoir un bénéfice sont très préoccupants. Parfois, quand tu essaies de négocier le prix avec le grossiste, d’autres clientes viennent directement et paient la somme proposée. Nous faisons appel au président de la République afin qu’il puisse revoir la gestion de la pêche. Actuellement, même les légumes qui sont cultivés chez nous ici sont très chers », a expliqué Mariama Diallo.

Venue s’approvisionner pour la cuisine familiale, Mariama Ciré Sylla exprime son désarroi face à la situation. Avec une allocation journalière inférieure au prix d’un seul poisson, elle doit pourtant réussir à acheter les condiments nécessaires pour le repas. « Je suis venue pour faire les achats, mais ce qui me préoccupe beaucoup, c’est l’achat du poisson. Actuellement, nous souffrons beaucoup : avec une somme de 50 000 FG en main, il est très difficile d’acheter les autres condiments après l’achat du poisson. On demande de l’aide afin que le prix du poisson soit atténué, ainsi que celui des autres condiments », a témoigné Mariama Ciré Sylla

Il faut signaler que la hausse incontrôlée des prix sur les marchés reste aujourd’hui un casse-tête quotidien surtout pour les femmes. Une situation préoccupante qui étouffe les commerçants et impacte sérieusement les ménages aux revenus bien trop modestes face à la réalité économique.

Salimatou Diallo

Articles similaires