Viol collectif à Mandiana : Moussa Condé reconnaît les faits et demande pardon

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant un cas présumé de viol collectif sur une jeune fille à Djoma-Balandougou, dans la préfecture de Mandiana, continue de susciter l’indignation.

Quelques semaines après les faits, le procès des deux principaux accusés s’est ouvert devant le tribunal de première instance de Mandiana. À la barre, Moussa Condé, poursuivi pour son implication dans l’affaire et pour avoir filmé la scène, a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il admet avoir participé à l’acte, tout en niant être à l’origine de la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux.

Dans sa déposition, il explique que les faits se sont déroulés à la suite d’un match de football organisé dans le village. « Nous jouions au ballon lorsque Kallou et Fadima sont venus me demander de les accompagner à moto. Il était question de lui apprendre à conduire. Sur le chemin du retour, Kallou a quitté la route pour se diriger vers la brousse. Je lui ai demandé pourquoi il faisait cela, mais il m’a dit de ne pas m’en mêler. Ensuite, il a dit à Fadima qu’elle ne partirait pas sans avoir une relation sexuelle avec lui. Puis, il m’a remis son téléphone pour filmer la scène », a-t-il relaté.

Poursuivant son témoignage, Moussa Condé affirme avoir agi sous la contrainte de son coaccusé, présenté comme le principal instigateur. « Après avoir filmé, il m’a demandé de toucher Fadima, et je l’ai fait. Je lui ai demandé d’effacer la vidéo, mais il ne l’a pas fait. Je ne sais pas qui l’a publiée. La vidéo était dans son téléphone. Peut-être qu’elle a été récupérée le jour du décès de son père, lorsque d’autres personnes ont utilisé son appareil », a-t-il déclaré.

Il soutient également que la victime aurait été menacée pour l’empêcher de dénoncer les faits. « Kallou lui a dit de ne pas le trahir et que, si elle parlait, elle le regretterait lorsqu’il remettrait la main sur elle. Je ne voulais pas la toucher, mais il m’a forcé. Elle m’a supplié de ne pas le faire. Je reconnais que ce que nous avons fait est grave. Je demande pardon », a-t-il ajouté.

Alors que l’émotion reste vive au sein de l’opinion publique, le tribunal devra désormais se prononcer sur les responsabilités de chacun dans cette affaire, très suivie, qui relance le débat sur la lutte contre les violences sexuelles et la circulation de contenus criminels sur les réseaux sociaux.

François Lelano – 621498176

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