La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) s’est prononcé sur le verdict dans le dossier qui oppose la Société Kaké construction SARL et Monsieur Sékou Kaké à l’État guinéen ce jeudi, 30 juillet 2026.
Le président de la cour, Francis Kova ZOUMANIGUI a tout d’abord tenu à rappeler les faits, détails par détails avant de donner la décision.
La cour a reçu l’appel interjeté par l’État guinéen représenté par l’agent judiciaire de l’État. Toutefois, au fond, la cour a déclaré ces appels mal fondés. Par conséquent, elle confirme le jugement numéro 002 du 4 février 2026 rendu par la chambre de jugement en toutes ses dispositions pénale et civile. Le président de la cour a alors prononcé la relaxe de Monsieur Sékou Kaké.
Pour la cour, il n’est rapporté aucune preuve certaine, légale et suffisante permettant d’engager la responsabilité pénale de la Société Kaké Construction SARL tout en confirmant sa mise hors de cause. Il a également déclaré irrecevables les nouvelles demandes formulées par le ministère public à l’encontre de la Société Kaké Construction SARL. Selon lui, ces demandes ne reposent sur aucun élément probatoire.
L’ensemble des réquisitions tendant à la confiscation des biens ou avoirs appartenant à la Société Kaké Construction SARL, à sa dissolution et à l’interdiction temporaire de participer aux marchés publics et autres.
L’action civile de l’État a été aussi déclarée non fondée. La cour a pour finir débouté intégralement l’État guinéen en rejetant toutes ses demandes indemnitaires restitutoires ou accessoires. Les charges et dépens ont été mis à la charge du Trésor public.
Pour rappel, la Société Kaké Construction SARL et Monsieur Sékou Kaké ont été poursuivis dans ce dossier par l’agent judiciaire de l’État et le ministère public pour des faits présumés de détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
Concernant les parcelles et immeubles mis en cause dans cette affaire, la cour a déclaré que les titres fonciers de propriété régulièrement établis au nom de Sékou Kaké. « Ces titres n’ont jamais été déclarés faux », a dit le juge.
Par rapport aux flux financiers qui existeraient entre la société et l’ancien ministre délégué à la défense nationale, Francis Kova ZOUMANIGUI précise : « il n’en résulte aucun virement, aucun mouvement bancaire suspect… reliant les deux n’a été relevé ».
Mamadou Macka Diallo
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