Une première en République de Guinée : les candidats au baccalauréat unique, session 2026, admis à la session de rattrapage, ont officiellement démarré les épreuves ce jeudi 20 août 2026. Le lancement a été effectué par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation au lycée Coleyah, dans la commune de Matam. Dans ce centre, 99 candidats sont concernés, répartis dans 8 salles.
Pour le secrétaire général, c’est une seconde chance qui est offerte aux candidats qui ont raté de peu la réussite. « Nous venons donc de lancer officiellement la session de rattrapage 2026 du Baccalauréat. C’est une première en République de Guinée dans notre système éducatif. C’est une initiative je l’ai rappelé aux candidats du Président de la République, Chef de l’État, et du Gouvernement, pour permettre aux candidats qui sont passés de peu à côté de la réussite lors de la première session, qui n’ont pas eu la moyenne, de leur donner une seconde chance pour justement pouvoir obtenir ce Baccalauréat de l’enseignement général », a déclaré Docteur Julien Bongono avant de prodiguer des conseils aux candidats.
« On leur a transmis, au nom de Madame la Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, quelques messages : S’ils sont là, c’est parce qu’ils ont le niveau requis et que les règles du Baccalauréat leur permettent de se présenter à cette session. Ils ont le niveau requis pour saisir cette opportunité unique, cette deuxième chance qui leur est offerte pour réussir leur diplôme.
Le diplôme qu’ils vont passer a la même valeur que celui de la session ordinaire. Cela leur permettra d’accéder aux mêmes conditions d’orientation dans l’enseignement supérieur.
Nous sommes également venus avec l’ensemble des membres du cabinet pour constater le dispositif mis en place. Les conditions de passation des épreuves doivent être identiques pour que les deux diplômes se vaillent. Toutes les dispositions ont été prises par les services compétents pour assurer un bon déroulement de cette session »,a-t-il souligné.

Le maire de la commune Urbaine de Matam a de son côté lancé une invite aux candidats : « C’est une nouvelle opportunité pour les candidats de démontrer leurs connaissances et de faire preuve de détermination, afin qu’ils puissent vraiment saisir cette chance qui leur est offerte », a laissé entendre Alseny Camara.
Mariame Kanté, candidate livre ses motivations à passer cette session de rattrapage.
« Ce qui m’a vraiment motivée à passer cet examen aujourd’hui, c’est que c’est ma deuxième tentative au baccalauréat. Je l’avais passé l’année dernière sans succès. Cette année, Dieu merci, je suis admissible à la session de rattrapage. Je souhaite donc tenter ma chance. Plusieurs élèves refusent de passer cet examen, mais on ne sait jamais d’où vient la chance. Chacun a son propre destin, mais il faut savoir insister et réessayer. Puisqu’il n’y a aucune différence entre les diplômes et que nous serons également orientés vers les universités publiques (ou dans le privé pour ceux qui le souhaitent à leurs propres frais), j’ai décidé de tenter ma chance. La session de rattrapage permet aux élèves de valider les matières qu’ils n’ont pas pu valider lors de la session principale », a-t-elle expliqué tout en indiquant qu’elle s’est bien préparée : « Je me suis préparée et je suis venue tenter ma chance. Que Dieu nous aide tous », a conclu la candidate.
Il faut noter qu’environ 20 000 candidats sont concernés sur toute l’étendue du territoire national. Concernant les centres d’examen, le secrétaire général indique qu’il y a un à deux centres au maximum par commune ou préfecture pour la passation des épreuves.
Mamadou Macka Diallo
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