Il y a des périodes où le bruit prend le dessus sur la raison. En Guinée, les réseaux sociaux donnent aujourd’hui l’impression d’être devenus le théâtre d’une véritable bataille où la critique n’est plus toujours motivée par la recherche de la vérité, mais parfois par la jalousie, l’aigreur et la volonté de fragiliser ceux qui occupent des responsabilités. Dans cette atmosphère, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, fait depuis quelque temps l’objet d’attaques et de commentaires visant à ternir son image. Mais derrière cette agitation numérique, une question mérite d’être posée. Que reproche-t-on réellement à un ministre dont l’action se veut avant tout tournée vers les résultats ?
Depuis sa nomination, Moussa Moïse Sylla s’est présenté comme un ministre de terrain, davantage préoccupé par les dossiers de son département que par les querelles politiques ou les polémiques virtuelles. Culture, tourisme et artisanat constituent des secteurs essentiels pour l’image et le rayonnement de la Guinée. Sous son impulsion, l’ambition affichée est de leur donner une nouvelle dynamique, de mieux valoriser le patrimoine national, de promouvoir les talents guinéens et de faire du tourisme et de l’artisanat des leviers de développement. Un ministre doit être jugé sur son travail, sur ses résultats et sur sa capacité à faire avancer son département .
Ceux qui connaissent Moussa Moïse Sylla décrivent un responsable qui n’a jamais fait de la popularité sur les réseaux sociaux une priorité. Son choix semble être celui de l’action, de la discrétion et de la construction. Une posture qui peut déranger, surtout dans un environnement où la polémique fait parfois davantage de bruit que le travail accompli. Pourtant, dans la vision portée par le président de la République, le Président Mamadi Doumbouya, la transformation du pays passe également par la valorisation de son identité, de son patrimoine, de sa culture et de ses potentialités touristiques. C’est sur ce chantier que Moussa Moïse Sylla entend inscrire son passage au gouvernement.
Mais pourquoi vouloir absolument faire croire que tout est négatif ? Pourquoi chercher à détruire une réputation avant même de regarder les actes ? La critique est légitime dans une démocratie. Elle est même nécessaire. Mais lorsqu’elle se transforme en acharnement, en insinuations et en attaques personnelles, elle perd sa valeur. Un ministre peut être contesté sans être calomnié. Il peut être critiqué sans être humilié. Et son bilan peut être discuté sans que l’on cherche à salir son honneur.
À ceux qui veulent ternir son image, Moussa Moïse Sylla pourrait finalement répondre par la meilleure des réponses en continuant à travailler. Car les publications disparaissent, les polémiques passent et les tendances des réseaux sociaux changent au gré des heures. Mais les réformes, les infrastructures culturelles, la promotion du patrimoine, l’accompagnement des acteurs et le rayonnement international d’un pays restent dans la mémoire collective.
Moussa Moïse Sylla a donc tout intérêt à ne pas se laisser détourner de sa mission. Si certains ont choisi le terrain de la polémique, qu’il reste, lui, sur celui de l’action. Si certains veulent le définir par leurs publications, qu’il laisse ses résultats parler pour lui.
Parce qu’au bout du compte, la haine fait du bruit, la jalousie fait courir des rumeurs, l’aigreur cherche des coupables, mais le travail, lui, finit toujours par parler.
Ahmadou Hamza Bah


