En Conseil des ministres ce jeudi 3 septembre 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a annoncé plusieurs exigences de rigueur dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040. Dans le compte-rendu de cette session, le ministre porte-parole du gouvernement a listé les cinq (5) exigences non négociables du président de la République pour guider la conduite de ce programme stratégique.
Le président a tout d’abord rappelé la nécessité d’œuvrer pour le bien-être de la population :« Nous sommes à quarante-huit heures du 5 septembre. Cette date nous rappelle d’où nous venons et, surtout, ce que nous continuons à faire pour le bien-être de nos populations. La Refondation n’est pas un slogan : c’est un contrat que nous avons passé avec le peuple souverain de Guinée, et Simandou 2040 en est la traduction opérationnelle. Ce programme n’appartient ni à un homme, ni à un gouvernement, ni à une législature. Il appartient à la Nation. Il engage les générations qui viennent. »
Le Chef de l’État a martelé que ce projet de société appartient à toute la nation et constitue la traduction opérationnelle de la refondation. « À cet effet, le président de la République a réaffirmé devant le conseil, cinq exigences non négociables.
1- la discipline dans l’exécution : chaque projet, chaque réforme inscrits au portefeuille Simandou 2040 sont assortis de jalons et d’échéances. Ces jalons ne sont pas indicatifs.
Le chef de l’État a instruit la transmission à compter du mois en cours un tableau de bord mensuel d’exécution physique et financière au Secrétariat Général du Gouvernement et au Comité Stratégique de Simandou. Les taux d’exécution seront examinés en Conseil des ministres.
2- la qualité de la dépense publique : rappelant que la Guinée a mobilisé auprès des secteurs privés, les financements d’une ampleur inédite de son histoire. Et que cette confiance oblige le président de la République à exiger que chaque franc guinéen engagé produit un résultat visible, mesurable et vérifiable. Il a formellement proscrit le gaspillage, la dépense de prestige et l’attribution des marchés en marge des procédures.
3- la maturation préalable des projets : le chef de l’État a instruit qu’aucun projet ne soit désormais inscrit ni financé sans étude de faisabilité complète, sans montage juridique sécurisé, sans plan de maintenance. Déplorant que le pays est trop souvent par le passé inauguré des ouvrages qu’il n’était pas en mesure d’entretenir.
4- le contenu local et l’emploi des Guinéens : Le président de la République a rappelé que les investissements accueillis doivent former les concitoyens, les employer et les faire monter en compétences conformément à la vocation de Simandou Academy. Il a prescrit la production d’un point d’étape trimestriel sur les engagements du contenu local souscrit par chacun des partenaires.
5- la présence sur le terrain : rappelant qu’un ministre ne gouverne pas depuis son bureau. Le chef de l’État a instruit les membres du gouvernement de se rendre régulièrement sur les chantiers, dans les préfectures, les sous-préfectures, des districts, les villages au contact des populations dont ils ont la charge. »
En conclusion : « le président de la République a rappelé que la Guinée est aujourd’hui observée par ses partenaires, ses voisins et plus que tout par son propre peuple. Ayant démontré sa capacité à attirer des capitaux et à tenir ses engagements, il lui revient désormais de démontrer sa capacité à transformer ses capitaux en écoles, en routes, en hôpitaux et en emplois », a-t-il souligné.
Mamadou Macka Diallo
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