Ce lundi 21 septembre 2026 marque le premier anniversaire du vote référendaire par lequel, en 2025, les Guinéens en âge de voter ont exprimé leur souveraineté en décidant, majoritairement et dans les urnes, d’adopter une nouvelle constitution. La loi fondamentale issue de ce vote, fruit d’un travail de longue haleine piloté par le Conseil National de Transition (CNT), a ouvert le boulevard au retour à l’ordre constitutionnel promis par les autorités de la transition d’alors.
Un an après son adoption, la nouvelle constitution est entrée en vigueur, la mise en place des institutions qu’elle consacre se poursuit. Après l’élection d’un Président de la République en décembre 2026, les Guinéens étaient de nouveau dans les isoloirs pour élire à la fois les députés et les membres des conseils communaux. La Guinée tient désormais son nouveau président de la République, sa nouvelle Assemblée nationale et ses maires et conseils communaux. Elle entre ainsi de plain-pied dans la cinquième République. La mise en place du Senat et des Conseils régionaux pourrait intervenir avant fin 2026.
Les députés étant en congé parlementaire, leur retour dans l’hémicycle en octobre devrait donner un coup d’accélérateur à la finalisation de la mise en place des autres institutions prévues par la nouvelle constitution. Les parlementaires sont attendus surtout pour voter plusieurs lois organiques nécessaires pour le déploiement de tous les organes constitutionnels de la cinquième République. C’est le cas de la loi devant encadrer l’organisation et le fonctionnement de l’organe prévu pour remplacer la Haute Autorité de la Communication (HAC).
Une opération test pour la DGE
L’organisation du referendum du 21 septembre 2025 sonnait comme une opération test pour la Direction générale des élections. Conduite par Madame Camara Djenabou Touré, l’OGE a relevé le défi en parvenant à préparer, organiser le scrutin et publier les résultats provisoires. Cette confiance scellée et les leçons tirées sur les quelques difficultés rencontrées, ont permis à la DGE d’organiser l’élection présidentielle trois mois après avant de réussir des législatives et communales couplées: une première.
Plus qu’un référendum, une promesse tenue
L’organisation du referendum du 21 septembre 2025 était la réalisation d’une promesse faite le 05 septembre, à la prise de responsabilité du CNRD avec à sa tête le président Mamadi Doumbouya. L’homme fort du 05 septembre avait promis de redonner au peuple de Guinée sa souveraineté afin de choisir lui-même son destin. En allant voter Oui ou Non le 21 septembre, l’électeur guinéen pouvait donc trouver en cela la matérialisation de cette promesse.
Thierno Amadou Camara (M’Bonet)


