L’intersyndicale de l’éducation, composée de la FSPE, du SNE et du SLECG, a tenu une conférence de presse dans l’après-midi de ce lundi 21 septembre 2026 au siège du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). À cette occasion, les syndicalistes ont vivement déploré le non respect du protocole d’accord de janvier 2026 signé avec le gouvernement. Cette sortie de l’intersyndicale fait suite à l’annonce, par le ministère de la Fonction publique, du recrutement prochain de 9 000 enseignants. Le président du SLECG est notamment revenu sur les attentes prioritaires de l’intersyndicale vis-à-vis des autorités, rappelant l’urgence de respecter les engagements pris pour éviter une nouvelle paralysie du système éducatif.
« Au regard de toutes les déclarations qui sont faites par les secrétaires généraux sur la violation de nos droits, l’Intersyndicale invite les autorités et les institutions, qui sont garantes du dialogue social, à intervenir auprès du gouvernement de Guinée pour que le protocole d’accord soit respecté dans tous ses points », a déclaré Aboubacar Soumah avant de rappeler les différents points de revendications. « Le déblocage des salaires : de tous les enseignants dont les salaires sont bloqués depuis 2023 jusqu’en 2024. La régularisation des enseignants : qui se sont recyclés dans les ENI (Écoles Normales d’Instituteurs) et à l’université pour un changement de grade, et dont les dossiers sont en train de dormir dans les tiroirs à la Fonction Publique ; que leur situation soit régularisée. L’engagement des enseignants contractuels des trois niveaux :
D’abord, les biométrisés : ceux qui ont été biométrisés n’ont plus de concours à passer, donc qu’ils soient engagés directement, conformément au protocole d’accord. Ensuite, les enseignants contractuels non retenus ou admis qui doivent être retenus en situation de classe. », a souligné le syndicaliste, rappelant la situation des contractuels.
« Et les enseignants contractuels de Conakry : dans une situation spécifique à Conakry, conformément au protocole d’accord, que ces enseignants soient soumis à un concours pratique de classe, conformément au protocole d’accord, et qu’ils soient prioritaires.
Le statut particulier de l’éducation : dont la commission travaille depuis plus de 4 à 6 mois sans issue. Nous sommes au 6ᵉ mois maintenant. Que la finalisation concernant le statut particulier de l’éducation soit signée avant la rentrée des classes. (Foule : Vive l’Intersyndicale de l’éducation !)
La prime de fonction : des hauts responsables du département de l’Éducation. Parce qu’il a été dit que comme ils sont dans un département qui a un statut particulier qui n’est pas appliqué, ils n’ont pas bénéficié depuis belle lurette de ces primes-là. Nous exigeons donc que ces primes soient payées.
Tous ces points que je viens d’énumérer, j’invite les autorités chargées du maintien du dialogue social et responsables de la préservation d’un climat de paix sociale, à intervenir pour que tous ces points soient satisfaits avant la rentrée des classes »,a martelé Aboubacar Soumah.
Le syndicaliste a toutefois prévenu qu’en cas de non respect de ces points énumérés ci-haut, il n’y aura pas d’ouverture apaisée. « Lorsque la ministre de l’Éducation nous demande une rentrée paisible, la balle n’est pas dans le camp de l’Intersyndicale de l’éducation. Ce n’est pas à nous, c’est au gouvernement de préserver ce climat de paix. Si le gouvernement ne respecte pas ses engagements d’ici l’ouverture des classes, alors il n’y aura pas d’ouverture apaisée.
Parce que nous avons usé de toutes les voies de recours. Et la seule arme du syndicaliste, ce sont les moyens légaux mis à sa disposition pour faire aboutir ses revendications. Nous allons faire preuve et exhiber ces moyens légaux que vous connaissez », a conclu le président du Syndicat Libre des Enseignements et Chercheurs de Guinée.
Pour rappel, la rentrée scolaire est prévue le 5 octobre 2026.
Mamadou Macka Diallo
666 660 366


