Conakry, 14 octobre 2026 – Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Donka organise, du 12 au 16 octobre, une campagne de sensibilisation, de consultation et de dépistage gratuit des cancers du sein et du col de l’utérus au profit de son personnel féminin âgé de 25 à 49 ans. Placée sous le thème « Protéger celles qui soignent », cette initiative vise à promouvoir la prévention et à encourager les femmes à accorder une attention particulière à leur santé.
Entamée le lundi 12 octobre, la campagne se poursuit ce mercredi avec sa troisième journée d’activités. Portée par la Direction des affaires médicales, en collaboration avec l’administration générale et le Programme national de lutte contre le cancer, elle concerne les différentes catégories professionnelles de l’établissement, notamment le personnel soignant, administratif, technique et hygiéniste.
Pour la Dr Traoré Aminata, coordinatrice médicale à la Direction des affaires médicales et coordinatrice du projet, cette initiative répond à la nécessité de rapprocher les services de prévention des travailleuses de l’hôpital. « La Direction des affaires médicales, qui est une direction transversale de toutes les autres directions de notre institution, a eu l’initiative de promouvoir la santé féminine », explique-t-elle.
Elle rappelle également l’importance de la prévention, notamment pour les femmes dont les obligations professionnelles et familiales peuvent parfois reléguer leur santé au second plan.« La prévention est à la base de tout traitement. Il y a un adage qui dit que prévenir vaut mieux que guérir », souligne-t-elle, invitant les femmes à se faire dépister.
Le diagnostic précoce au cœur des préoccupations
Présent lors de cette activité, le professeur Bangaly Traoré, coordinateur général du Programme national de lutte contre le cancer, a alerté sur les conséquences d’un diagnostic tardif. Il a évoqué les femmes qui banalisent certains symptômes ou ignorent qu’une maladie peut évoluer sans signes apparents.
« Est-ce qu’on doit les culpabiliser, les rendre coupables ? Non. La responsabilité est à tous les niveaux », a-t-il déclaré, soulignant que la lutte contre le cancer nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs, des communautés aux autorités sanitaires.
Le coordinateur général a ainsi insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation et de faciliter l’accès au dépistage afin de favoriser une prise en charge précoce.
« Protéger celles qui soignent »
De son côté, Aliou Bah, administrateur général par intérim du CHU de Donka, a rappelé que les femmes consacrent souvent leur temps à prendre soin des autres, au risque de négliger leur propre santé.« Prioriser les autres n’est pas synonyme de s’oublier », a-t-il insisté, encourageant le personnel féminin à profiter de cette campagne gratuite.
Il a également plaidé pour le renforcement des équipements médicaux dans les structures sanitaires du pays, afin d’améliorer les possibilités de dépistage précoce des cancers du sein et du col de l’utérus.
Partenaire du CHU de Donka depuis plus de vingt ans, selon son représentant, la société La Bonnette Diné, fournisseur d’équipements biomédicaux, a également réaffirmé son soutien à cette initiative.

Son directeur commercial, Henri Wanko, a rappelé l’importance de la lutte contre les cancers féminins. « Le cancer du sein fait partie des préoccupations de la santé publique », a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté de son entreprise d’accompagner l’établissement dans ses actions en faveur de la santé des femmes.
Une initiative tournée vers la prévention durable
Prévue pour s’achever le vendredi 16 octobre, cette campagne vise à renforcer la culture du dépistage au sein du CHU de Donka et à encourager les travailleuses à prendre leur santé en main.
Pour la Dr Traoré Aminata, le message est clair : « Soigner, c’est notre vocation, mais prendre soin de nous, c’est une priorité. »
À travers cette initiative, le CHU de Donka rappelle que les professionnelles de santé, elles aussi, ont besoin d’être protégées et accompagnées dans la prévention des cancers féminins.
Mariama Sadjo Camara 623 286 813


