Gouvernance, infrastructures, formation, compétitions…«nous sommes malades»: Dr. IKK en porte-étendard des acteurs du football à la base

Engagé dans la course à la tête de la Fédération guinéenne de football, Dr. Ibrahima Kalil Kaba était lundi l’invité de nos confrères de la télévision nationale dans une émission spéciale. Lui qui a récemment fait le tour de plusieurs ligues régionales et préfectorales pour rencontrer les acteurs du football à la base. Le candidat, dans sa sérénité qui le caractérise, est revenu sur les enseignements de cette caravane dont l’objectif était non seulement de vulgariser le programme Cap 2030 que lui et les autres membres de sa liste portent, mais aussi une procéder à une sorte d’immersion afin de pouvoir prendre en compte des préoccupations supplémentaires.

Le premier enseignement selon le Dr. Ibrahima Kalil Kaba, «c’est qu’on ne se porte pas bien », parlant du monde du football. Sur la gouvernance, poursuit-il, «nous sommes dans une succession de crises depuis une décennie maintenant. On a connu deux CONOR, on a empêché une assemblée générale de se tenir, faute de quorum, on a destitué un président élu, on a un COMEX qui vient de démissionner. Et tout ça en dix ans».

Au niveau des infrastructures, ajoute Dr. Ibrahima Kalil Kaba, «on a des difficultés reconnues surtout par rapport aux grands stades. Certains ne sont pas en état particulièrement, d’autres ont des difficultés d’entretien surtout des pelouses et des infrastructures associées ».

Selon la tête de liste Cap 2030, la question de formation revenait systématiquement à la surface partout sur leur chemin. «Il y a un besoin criard de formation qui se ressentait. Pas seulement au niveau des deux grandes corporations à savoir les arbitres et les entraineurs, mais au niveau aussi des administrateurs du football, les responsables des ligues, les secrétaires généraux des clubs, les team managers, les intendants, tout le monde ne parle que de formation en grande partie», mentionne-t-il. 

«Et enfin, la question de la compétition. Nous ne compétissons pas assez de façon formelle. Il y a beaucoup de compétitions informelles mais qui ne sont pas organisées. Comment on se porte ? Je dirais malades », conclut-il.

Durant son passage sur la télévision nationale, le leader de Cap 2030 s’est montré suffisamment à la hauteur des enjeux avec une maitrise des problèmes et des solutions vulgarisée auprès des principaux concernés à savoir les acteurs du football qui constituent le corp électoral.

M’Bonet

Articles similaires