Manifestation des FVG du 5 septembre : Mamadou Oury Diallo et deux autres personnes condamnés par le TPI de Dixinn

Arrêtés suite à une manifestation organisée le 5 septembre dernier à Wanindara, dans la commune de Lambanyi, à l’appel des Forces Vives de Guinée (FVG), Mamadou Oury Diallo, Ibrahima Bah et Ibrahima Diallo ont été fixés sur leur sort par le tribunal de première instance de Dixinn. Ils ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs, de troubles à l’ordre public, ainsi que de coups et blessures.

Lors de l’audience tenue ce lundi 29 septembre 2025, le juge les a condamnés à un an d’emprisonnement avec sursis, assorti d’une amende d’un million de francs guinéens chacun.

Contestant les faits qui lui sont reprochés, Mamadou Oury Diallo a affirmé que sa présence sur les lieux était liée à une bagarre impliquant son frère et un groupe de jeunes. « J’étais au travail. De retour à la maison, j’ai trouvé un groupe de personnes en train de frapper mon frère. Je me suis interposé en m’en prenant au plus grand. Les autres ont fui pour se réfugier dans une cour. Après ce dernier, je me suis attaqué aux autres pour venger mon frère. La sœur de ces jeunes est ensuite allée porter plainte contre moi à la gendarmerie et les agents sont venus m’interpeller », a-t-il expliqué.

De son côté, Ibrahima Bah a nié les accusations portées contre lui, précisant qu’il s’était rendu sur les lieux uniquement pour récupérer une paire de chaussures prêtée à un ami. « J’ai un ami logé à la T8 qui avait emprunté ma paire de chaussures. Ce jour-là (5 septembre), j’en avais besoin pour assister à une cérémonie. Je suis allé les réclamer sans savoir que des agents recherchaient Ibrahima Diallo, avec qui mon ami partage la maison. C’est ainsi qu’ils m’ont interpellé et conduit à la gendarmerie », a-t-il déclaré.

Quant à Ibrahima Diallo, la personne recherchée par les agents, il a reconnu avoir été poursuivi mais a apporté ses précisions. « Je reconnais que les agents étaient à ma recherche à cause d’un téléphone volé à un citoyen. Lorsque ce dernier a été dépouillé, les jeunes me connaissant, ils m’ont confié l’appareil pour que je le restitue. Dans la poursuite, le téléphone est tombé et s’est cassé. Plus tard, en le rendant au propriétaire, il l’a refusé sous prétexte qu’il était endommagé. C’est ainsi que j’ai été interpellé », a-t-il expliqué.

Malgré l’insistance du procureur, il a rejeté toute implication dans le vol de l’appareil, dont l’identité du propriétaire n’a pas été révélée.

Quatre autres prévenus, non détenus mais cités dans cette affaire, ne se sont pas présentés à l’audience. Selon leur avocat, ils n’avaient pas été informés de la tenue de celle-ci. Il s’agit d’Alpha Amadou Barry, Amadou Djouldé Ly, Boubacar Diallo et Amadou Yaya Sall. Finalement, le juge a prononcé leur relaxe pour délits non constitués, conformément aux réquisitions du procureur.

En revanche, pour les trois présents – Mamadou Oury Diallo, Ibrahima Bah et Ibrahima Diallo – le tribunal correctionnel a retenu la culpabilité et prononcé une peine d’un an avec sursis, assortie d’une amende d’un million de francs guinéens chacun.

Ces trois condamnés pourront regagner leur domicile, mais restent sous la menace d’exécuter leur peine en cas de récidive dans un délai de cinq ans.

Aliou Diaguissa Sow

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