Le ministère de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises (PME), à travers la Direction nationale de la promotion du secteur privé, a organisé ce jeudi 6 novembre 2025 à Conakry un atelier de validation technique de la lettre de politique nationale de promotion du secteur privé.
Pour rappel, les travaux de révision de cette lettre avaient été officiellement lancés le 25 septembre dernier. L’ouverture de l’atelier a été présidée par Docteure Diaka Sidibé, ministre de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises.
Dans son discours, Dr Diaka Sidibé a insisté sur la portée stratégique de ce document et a exhorté les participants à s’impliquer pleinement dans sa mise en œuvre. « Nous aurions pu rédiger une politique, la partager, puis la vulgariser. Mais nous avons voulu un document co-construit à la base, afin que sa mise en œuvre soit facilitée par chacun d’entre nous. Le secteur privé et l’État disposent déjà d’un cadre de dialogue permanent. Dans un an, je l’espère, nous pourrons évaluer ensemble les avancées sur le plan opérationnel. Le GBF sera l’instrument que nous utiliserons pour revenir sur le contenu de ce document.
Chaque mot, chaque phrase, chaque proposition sera prise en compte pour aboutir à un document durable, adapté au contexte socio-économique actuel, aligné sur les priorités de l’État et du gouvernement, ainsi que sur le programme Simandou 2040. Je lance un appel sincère à chacun de vous : le ministère de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, à travers la Direction nationale de la promotion du secteur privé, se tient à vos côtés pour la mise en œuvre de cette lettre de politique nationale, au bénéfice de nos concitoyens et de toute la population guinéenne. »
Poursuivant son discours, la ministre a invité tous les acteurs à s’approprier le document. « Je compte sur chacun de vous pour qu’on ne dise pas demain que cette lettre de politique nationale est l’œuvre du seul ministère de l’Industrie, mais plutôt le fruit d’un effort collectif. Aucune œuvre humaine n’étant parfaite, j’espère que ce document sera une référence pour nous tous et que sa mise en œuvre sera facilitée par chacun de nous. »
Prenant la parole, la directrice nationale de la promotion du secteur privé, Docteure Karine Tadé Diallo, a souligné l’importance de cette validation. « Ce matin, nous sommes réunis pour la validation technique de la politique nationale de promotion du secteur privé. Pour nous, c’est un véritable enjeu, car notre direction est transversale. Nous nous occupons du secteur privé guinéen. Notre mission, en tant que direction nationale, est de veiller à la mise en œuvre de la lettre de politique nationale de promotion du secteur privé », a-t-elle expliqué.
Elle est ensuite revenue sur les raisons ayant motivé la révision de ce document. « L’ancienne lettre a été adoptée depuis 2018. Sept ans après, il est important d’évaluer sa mise en œuvre. Aujourd’hui, nous faisons face à de nouveaux enjeux, notamment le projet Simandou 2040, qui constitue notre boussole pour le développement économique de la Guinée, la loi sur le contenu local, ainsi que la politique nationale de développement industriel.
Tous ces éléments doivent être pris en compte lorsqu’il s’agit du secteur privé. C’est pourquoi, depuis août 2025, nous avons entamé une démarche participative de révision de la lettre de politique nationale, en associant toutes les parties prenantes », a-t-elle ajouté.
De son côté, le représentant du secteur privé, Édouard Ladouyou, a salué la démarche inclusive ayant marqué le processus. « Nous avons été associés depuis le mois d’août à l’élaboration des outils, notamment la lettre de politique et le document de stratégie. Nous sommes venus avec le consultant pour évaluer les progrès réalisés et vérifier que nos contributions ont bien été intégrées dans les versions finales.
Mais pour nous, acteurs du secteur privé, la phase la plus importante reste la mise en œuvre effective de cette politique et de la stratégie », a-t-il déclaré.
Plusieurs structures ont pris part à l’atelier, notamment des organisations de la société civile, le patronat, la chambre de commerce, la chambre d’agriculture, ainsi que des directeurs de départements ministériels.
Mamadou Macka Diallo
666 660 366


