Ce samedi 29 novembre 2025, le président du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) a fait le compte rendu des négociations et du déclenchement de la grève dont il s’est désolidarisé. Devant les enseignants membres du SLECG, Aboubacar Soumah a expliqué les raisons qui l’ont amené à ne pas signer l’avis de grève. « La grève est la dernière arme du syndicaliste. Si tu ne connais pas ça, tu n’es pas un syndicaliste. Il faut savoir quand déclencher la grève. Ce n’est pas n’importe comment. Nous respectons les principes qui régissent le fonctionnement du syndicat, c’est pourquoi personne ne peut nous entraîner.
La grève suit une procédure : elle intervient lorsque toutes les voies de recours sont épuisées. Or, d’autres voies restent encore ouvertes.
On nous a dit que les ministres viendraient lundi pour faire une proposition. Il fallait attendre ce jour. C’était vendredi, on n’a pas parlé de 10 jours, d’une semaine ou de 20 jours. Dans trois jours ! Est-ce que cela valait la peine de déposer un avis de grève le vendredi ?
Depuis la Bourse du travail, ils me talonnaient pour que je signe. Je n’ai pas ajouté mon mot à l’avis de grève. Ils m’ont menacé, mais je leur ai dit que je ne signerai pas. Durant tout le temps passé là-bas, à la Fonction publique, ils ont insisté pour que je signe. Je leur ai répondu : j’attends. Tant que la discussion avance à la table de négociation, le syndicat n’a aucun droit de déclencher la grève », a expliqué Aboubacar Soumah.
Selon lui, parmi les points fondamentaux réclamés par l’intersyndicale, plusieurs ont déjà été satisfaits, notamment le déblocage des salaires de 2023 à nos jours.
Toutefois, le camarade Aboubacar Soumah prévient. « Nous attendons lundi. Nous n’avons pas dit que nous ne sommes pas favorables à la grève, mais la grève est la dernière arme que l’on utilise lorsque toutes les voies de recours sont épuisées. C’est à ce moment seulement qu’elle devient la dernière option. Si les ministres en charge du dossier nous donnent une réponse favorable et satisfaisante, il n’y aura pas de grève. Mais si, toutefois, ils nous disent d’attendre, que ce n’est pas possible à cause de la phase électorale, nous rédigerons notre avis de grève et nous irons en grève », a-t-il martelé.
Pour rappel, le SNE et la FSPE ont déclenché, hier vendredi, une grève générale et illimitée à l’issue de leur rencontre avec le gouvernement à travers le ministère du Travail et de la Fonction publique.
Macka Djaraye
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