Après de nombreuses polémiques sur le rapatriement de certains Guinéens d’Allemagne, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger a répondu à plusieurs questions lors d’une conférence de presse qu’il a tenue ce jeudi 26 février 2026 à Conakry. Le diplomate s’est prononcé sur l’accord migratoire signé en 2018 entre la Guinée et l’Allemagne. Dans sa communication, il a laissé entendre qu’il s’agit d’un accord que la Guinée « n’a pas signé mais a subit ».
« D’abord, il y a une chose sur laquelle nous devons travailler : les conditions dans lesquelles nos compatriotes sont rentrés. Est-ce que tous leurs droits ont été respectés ? Première chose, nous mettons en place une commission d’enquête bilatérale (Guinée-Allemagne) pour enquêter et traiter cette question. À partir de là, nous allons revoir l’accord que nous n’avons pas signé mais que nous avons subi », a-t-il martelé avant de s’adresser à la communauté internationale.
« Je vais être clair pour la communauté internationale : la Guinée n’est pas un pays rebelle. Nous respectons la dignité des autres pays, nous respectons leurs droits. Nous ne pouvons pas accepter que nos compatriotes violent leurs droits. Donc, il s’agit de négocier avec eux dans l’intérêt des deux parties. Ils ont leur opinion publique, nous avons la nôtre. Et nous qui sommes au gouvernement, chez eux et ici, devons être intelligents pour ne pas nous livrer aux extrêmes », a indiqué le diplomate guinéen.
Il a conclu sur la question de l’accord en disant : « Nous ne parlons pas de suspension. Nous disons d’abord : enquête, et après, nous allons nous asseoir pour réviser tout ça. La partie qui ne nous convient pas, on va l’enlever »,a fait savoir le Dr Morissanda Kouyaté.
Mamadou Macka Diallo


