Le procès en appel de l’ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Ibrahima Chérif Bah, poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) par l’État guinéen, a repris ce mardi 28 avril 2026.
Pour rappel, il est poursuivi pour « détournement de deniers publics portant sur un montant de 10,5 millions de dollars, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, abus de fonction et complicité ». Il avait été condamné par la cour à cinq (5) ans d’emprisonnement et au paiement d’une amende de 5 milliards de francs guinéens.
Dans sa prise de parole, le nouveau procureur spécial a formulé plusieurs demandes à la Cour, avant de solliciter le renvoi de l’affaire pour les plaidoiries et les réquisitions.
Alphonse Charles Wright a d’abord fait observer la non-comparution du prévenu depuis le début de la procédure. Il a également demandé à la Cour de faire abstraction des observations et demandes déjà formulées par la défense, le cas échéant.
De son côté, la partie civile (l’agent judiciaire de l’État) n’a émis aucune objection après les réquisitions du procureur spécial. Elle a toutefois sollicité un renvoi de trois semaines afin de permettre à ses collègues de prendre part à cette étape du dossier.
Le président de la Cour, Francis Kova Zoumanigui, a renvoyé le dossier au 19 mai 2026, notamment pour permettre la comparution des avocats de la partie civile et, éventuellement, la tenue des plaidoiries et des réquisitions.
Mamadou Macka Diallo
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