Lors de la clôture des audiences foraines de la CEDEAO à Conakry ce lundi, 18 mai 2026, le greffier de l’instance judiciaire de la communauté s’est prêté aux questions des journalistes. Parmi les sujets abordés, la non exécution des décisions de la cour de justice de l’institution sous-régionale. La Guinée est l’un des pays membres qui a dû mal à appliquer ces décisions.
« La Guinée, comme la plupart des États membres, ont des difficultés pour exécuter les décisions de la cour. Je peux vous dire qu’à ce jour, nous ne pouvons malheureusement enregistrer que 20% du taux d’exécution des décisions de la cour »,a fait savoir Docteur Yaouza Ouro-Sama avant d’annoncer que la juridiction est en train des démarches.
« Cela est dû à un certain nombre de défis. La cour envisage ou a commencé par mettre en place des mécanismes susceptibles d’aider à juguler ces défis-là. Ce sont des défis qui ont trait d’abord à la connaissance de l’existence des décisions, ensuite aux capacités, mais aussi aux ressources et enfin et surtout à un manque de volonté politique », a-t-il indiqué.
Il précise également que les non exécutants manquent de volonté politique. « La plupart des États membres manquent de volonté politique suffisante pour procéder à l’automaticité de l’exécution des décisions de la cour. Nous y travaillons par des plaidoyers, par la sensibilisation et par la proximité que nous sommes en train de créer entre la cour, les gouvernants et les citoyens de la communauté », a conclu le greffier en chef.
Pour rappel, c’est la première fois que la Guinée accueille cette juridiction de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Les audiences proprement dites ont duré 48 heures au cours desquelles plus de 20 dossiers ont été examinés.
Macka Djaraye Diallo
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