Quelques heures seulement après la décision de la chambre des appels de la cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) ordonnant la libération de l’ancien président de la délégation spéciale de Matam sous caution de milliards GNF, le parquet spécial relève appel.
Le parquet spécial dirigé en ce moment par l’ancien garde des sceaux, Alphonse Charles Wright justifie son opposition à la mise en liberté conditionnelle pour plusieurs raisons.
Il s’agit entre autres d’une caution jugée peu au regard du montant présumé détourné. Il estime également que la libération d’Aliou Badra Cheickna Koné pourrait entraver la manifestation de la vérité dans cette affaire. Le parquet spécial soupçonne aussi le prévenu d’avoir dissimulé certains de ses biens.
Poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, faux et usage de faux en écriture publique et privée, Badra Koné et ses co prévenus ont déjà comparu devant la chambre des appels et ont tous nié en bloc les charges retenues contre eux. Le montant incriminé dans ce dossier s’élève à 240 milliards de francs guinéens.
Il faut noter que Badra Koné est tête de liste GMD pour briguer la mairie de Matam le 31 mai prochain.
Macka Djaraye
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