Le ministère de la Pêche et de l’Économie numérique a tenu, ce vendredi 12 juin 2026, la première session du comité de pilotage du projet Kounki, lancé officiellement le 24 avril dernier en présence de ses partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD) et le fonds ProBlue. L’événement, qui a réuni une importante délégation de représentants ministériels et d’acteurs du secteur, marque le démarrage effectif de ce programme national de résilience et de développement de l’aquaculture.
Le Coordonnateur du projet, Youssouf Camara, a dans son intervention mentionné les principales contraintes du secteur de la pêche. Liées par la recherche halieutique pour établir l’état des ressources, par le renforcement de la surveillance des pêches afin de sécuriser les activités en mer.« Le projet vise à résoudre les principales contraintes du secteur de la pêche. Nous avons commencé par la recherche halieutique, qui nous donnera l’état de nos ressources, ainsi que par la surveillance des pêches pour sécuriser les activités en mer. Nous avons également lancé le service de contrôle sanitaire afin d’assurer la qualité des produits pêchés. »
Il a ajouté que l’Agence nationale de l’aquaculture de Guinée (ANAG) sera soutenue pour accompagner les aquaculteurs et pisciculteurs vers une production de meilleure qualité. S’y ajoutent des renforcements de la capacité opérationnelle du ministère et des différents services, notamment le renforcement des compétences humaines. « Tous les aspects sont pris en compte, y compris la dimension genre et le dédommagement des personnes qui seront déplacées pendant la réalisation des infrastructures », a rappelé le coordonnateur, avant de préciser la durée et le coût du projet.
« La durée du projet est de six ans, donc jusqu’en août 2031. Le projet dispose d’un budget global de 128 millions de dollars. Les principaux bailleurs sont la Banque mondiale, qui finance 100 millions de dollars, l’Agence française de développement, qui apporte 23 millions, et le fonds ProBlue, membre du groupe Banque mondiale, qui a accordé 5 millions de dollars pour soutenir les volets environnementaux. »
De son côté, le ministre Fassou Théa a remercié le Président de la République pour son soutien et a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre concertée au niveau sectoriel et institutionnel. « Je tiens à remercier Son Excellence le Président de la République, qui fait de ce secteur un levier de développement et de création d’emplois, ainsi qu’un facteur de bien‑être pour la population », a‑t‑il déclaré.
Le ministre a ajouté que les impacts attendus du projet Kounki visent à combler des lacunes structurelles : développement d’infrastructures adaptées, promotion d’une gouvernance intégrée et d’une coordination intersectorielle, renforcement de la sécurité et de la formation des pêcheurs artisanaux. À terme, le programme ambitionne également de faire évoluer la pisciculture familiale vers une production commerciale à plus grande échelle, contribuant ainsi à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie des communautés côtières et rurales.
François Lelano 621498176


