Ministère de la Femme, de la Famille et des solidarités: Aminata Kaba, l’autorité de l’intégrité face à la corruption

(Tribune-Par Aboubacar Daffé) Face à la corruption, à la gabegie financière et aux pratiques contraires à la bonne gouvernance, Mme Aminata Kaba, Ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, incarne une conception exigeante de l’action publique : celle qui ne transige ni avec l’intégrité ni avec la rigueur dans la gestion des ressources de l’État. Depuis le 5 septembre 2021, date de l’avènement de la Refondation sous l’égide du Président Mamadi Doumbouya, son parcours au sein de différents départements ministériels est associé à une volonté de faire prévaloir la discipline administrative, la responsabilité et la culture du résultat. Son « tort », aux yeux de ceux que dérangent les exigences de transparence, serait précisément de refuser de céder aux compromis avec les pratiques de corruption et de gaspillage.

Dans cette logique, gouverner ne consiste pas à ménager les intérêts particuliers, mais à défendre l’intérêt général, même lorsque cette exigence suscite des résistances.

Dans une société où certaines pesanteurs socioculturelles tendent encore à contester ou à minimiser l’autorité des femmes, Mme Aminata KABA rappelle que la légitimité d’une responsable publique se construit avant tout par ses décisions, sa discipline et sa capacité à assumer ses responsabilités.

Pour elle, l’ordre, la rigueur et la réforme constituent des leviers essentiels d’une administration efficace, au service des citoyens et particulièrement des femmes, des familles et des personnes vulnérables. Son maintien au sein du Gouvernement peut être analysé comme le signe d’une continuité dans la confiance institutionnelle, sans pour autant dispenser son action d’une évaluation objective de ses résultats. Au-delà des personnes, le véritable enjeu demeure celui d’un État où chaque ressource publique est protégée, chaque responsabilité assumée et chaque réforme jugée à l’aune de son impact concret sur la vie des populations. Car, en définitive, la bonne gouvernance ne se mesure ni aux discours ni aux fonctions occupées, mais à la capacité de transformer durablement les institutions et d’améliorer les conditions de vie des citoyens.

Par Aboubacar Daffe

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