Le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale, Mory Condé, a rencontré ce mercredi 21 août 2026, l’ensemble des présidents des Conseils d’Administration des EPA, des SA, des autorités administratives et des établissements publics professionnels. Objectif: rappeler l’obligation de respecter la législation du travail dans les structures publiques.« Nous avons réitéré l’engagement du gouvernement de faire respecter la législation du travail à tous les niveaux», a déclaré le ministre.
Durant cette rencontre, le ministre a insisté sur la responsabilité des Conseils d’Administration. « Ils doivent, lors de chaque session, s’assurer que les dirigeants des entités publiques respectent les règles: immatriculation des employés, enregistrement des contrats à l’AGUIPE, et paiement des cotisations à la CNSS et à l’ONFP. Nous ne pouvons pas aller vers les privés sévir si les organismes publics relevant de nous-mêmes ne sont pas tout à fait en règle », a martelé Mory Condé. Il a sollicité l’appui des PCA pour faciliter les futures missions d’inspection du travail qui vont se déployer sur le terrain.
La grande annonce de la rencontre porte sur la portabilité des droits acquis. Concrètement, un travailleur qui quitte la fonction publique pour le secteur privé ne perd plus ses cotisations. « Un travailleur qui était dans l’administration publique, qui décide d’aller dans le privé, la cotisation qu’il a effectuée au niveau de la CNPS, dès qu’il est immatriculé à la CNSS par son nouvel employeur, il maintient et garde ses droits acquis », a expliqué le ministre.
Et l’ambition va plus loin. La Guinée travaille avec les 18 pays membres de la CIPRES. « Si ce même travailleur quitte le privé en Guinée pour la Côte d’Ivoire, Madagascar ou le Mali, les droits acquis en Guinée lui permettent de continuer à bénéficier de ces mêmes droits dans ces pays s’il est immatriculé », a-t-il ajouté.
Pour Sékou Sacko, PCA, cette rencontre a permis de s’approprier les réformes en cours.« Ça nous a outillés à la mesure d’accompagner nos différentes directions sur les activités de l’inspection générale du travail: la vérification des contrats, l’immatriculation à la sécurité sociale », a-t-il indiqué.
Il salue surtout l’innovation: « Le travail s’inscrit dans le cadre de la modernisation prônée depuis le 5 septembre 2021. C’est faire du travail un cadre capable de suivre la traçabilité de son parcours. Au cas où tu quittes un camp pour un autre, les cotisations continuent et rien ne se perd. », a soutenu Sékou Sacko
François Lelano – 621 49 81 76


