Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, à travers la Direction générale des élections (DGE), a reçu ce vendredi 29 août les représentants des organisations de la société civile ainsi que ceux des associations de presse. La rencontre, tenue dans un réceptif hôtelier de Conakry, a permis à la DGE de présenter le fichier électoral biométrique définitif ainsi que le mode opératoire de la distribution des cartes d’électeurs.
Réagissant à l’interdiction du retrait des cartes par procuration, Gabriel Haba, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), a indiqué que son institution travaillera sur ce point afin d’éviter que cette décision n’ait un impact négatif sur le processus électoral. « Nous allons voir comment l’État va travailler pour rendre cela effectif, mais nous continuerons à faire des propositions pour éviter que ces questions liées aux procurations n’entachent la crédibilité du scrutin. Il faut reconnaître que, par le passé, des fraudes électorales ont été commises à travers les procurations. C’est pourquoi nous allons nous concerter entre organisations de la société civile pour voir comment accompagner le processus, à travers des propositions concrètes, mais aussi en nous impliquant dans la mobilisation sociale », a-t-il expliqué.
Le président du CNOSCG a ensuite adressé un message fort aux professionnels de l’information pour la réussite du processus électoral. « Parce qu’il s’agit des citoyens, nous allons mobiliser et informer afin de susciter de l’engouement pour le retrait des cartes d’électeurs. Nous invitons la presse à rester neutre dans ce processus, à traiter les informations de manière équitable, transparente, et à éviter la désinformation. Vous savez, en Afrique, il arrive parfois que la presse, par certaines pratiques, contribue malgré elle à créer de la désinformation. J’espère que tel ne sera pas le cas en Guinée.
Je souhaite que la presse continue à travailler dans le respect des réformes en cours et de sa propre déontologie. Nous vous exhortons à observer toute la neutralité dans ce processus. C’est extrêmement important : évitez la politisation de votre action et, surtout, la désinformation.
La presse sans la presse, rien ne peut marcher, car c’est par vous que les informations parviennent aux populations. C’est aussi grâce à vous que, nous autres acteurs, sommes informés de ce qui se passe dans les circonscriptions éloignées de Conakry. Si les informations sont mal traitées, tout le processus peut en être biaisé, parce que la presse est la colonne vertébrale de ce processus. »
Ibrahima Bah


