Rencontre diplomatique : Le ministre guinéen rassure les États-Unis sur la gestion des frontières

Conakry, fin de semaine dernière – Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), général à la retraite Ibrahima Kalil Condé, a reçu en audience la chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Guinée, Mary E. Daschbach. Au menu des discussions : la gestion des frontières avec les pays voisins, un enjeu sensible au cœur des préoccupations régionales et internationales récentes.

Un engagement ferme pour la stabilité régionale
Le ministre s’est montré rassurant sur les intentions de Conakry. « Nous avons abordé des sujets liés à nos frontières, qui ont constitué l’une de leurs préoccupations ces derniers temps. Nous les avons mis à l’aise, tout va bien », a-t-il déclaré. Il a rappelé l’initiative du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, qui a invité ses homologues du Liberia et de la Sierra Leone à des échanges constructifs.

Fidèle à la doctrine guinéenne, le général Condé a insisté sur le respect des héritages historiques : « La priorité du chef de l’État est de s’inspirer du passé pour construire le futur. Nous restons fidèles aux principes d’intangibilité et d’inviolabilité des frontières, adoptés en 1963 par les pères fondateurs de l’OUA. »

Des chiffres clés pour affirmer la souveraineté
Pour souligner la détermination du gouvernement, le ministre a évoqué les données géographiques essentielles de la Guinée :
• Superficie totale : 245 857 km² ;
• Linéaire frontalier : 3 399 km, partagés avec six pays voisins (Guinée-Bissau, Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Liberia et Sierra Leone).
« Pas un seul centimètre de cet espace ne sera cédé, et la Guinée y veillera scrupuleusement. Nos forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour surveiller chaque portion de notre territoire au peigne fin », a-t-il affirmé avec fermeté.

En conclusion, le patron de l’administration territoriale a réitéré l’engagement de la Guinée contre toute politique expansionniste : « La Guinée ne s’accaparera jamais d’une portion de terre appartenant à ses voisins. Nous respectons scrupuleusement les frontières issues de la colonisation. C’est cette ligne de conduite, héritée de 1963, que nous continuons de suivre aujourd’hui. »

 

François Lelano

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