Le samedi dernier, lors d’une assemblée générale du SNE-FSPE à la bourse du travail, Michel Pépé Balamou a annoncé la fin de leur collaboration avec le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dans la lutte engagée pour l’obtention notamment de la signature du statut particulier de l’éducation. La réponse du camp du SLECG n’a pas tardé.
Contacté par notre rédaction ce lundi, 13 avril 2026, le porte-parole de la structure dirigée par Aboubacar Soumah a n’est pas étonnée par la position du SNE et de la FSPE.« Ça ne nous étonne pas que Michel Pépé Balamou décide qu’il ne travaillera plus avec le SLECG et que l’intersyndicale de l’éducation se résume seulement à la FSPE et au SNE.
Cela fait maintenant trois ans que Pépé Balamou est à l’intersyndicale de l’éducation et il ne peut pas nous dicter sa doctrine. Vous n’êtes pas sans savoir qu’au sein même de la FSPE il y a une dissension.
En violation des statuts et règlements intérieurs de la FSPE, la centrale syndicale CNTG a écarté celui-là qui a été élu par la base des enseignants de la FSPE. Je veux parler du camarade secrétaire général Salifou Camara. Donc, cela ne nous fait ni chaud ni froid. Cela nous permet maintenant d’avoir un ouf de soulagement, parce que dit-on, qui agit conformément à la loi est protégé par cette même loi », a déclaré Mohamed Bangoura.
Et de poursuivre : « Nous avons confiance au protocole d’accord. Nous avons confiance au gouvernement qui, malgré cette crise de liquidité, malgré cette difficulté économique, a respecté le protocole d’accord obtenu le 3 janvier 2026, entre le gouvernement et le syndicat, c’est-à-dire la bonification de la prime de préparation, la bonification de la prime des craies et la mise en place des sous commissions techniques, à savoir la commission de suivie de la rédaction du statut particulier de l’éducation, la réception des dossiers pouvant permettre désormais le paiement des primes de fonction des requêtes de l’éducation. Surtout le recrutement des enseignants contractuels communaux non retenus et ceux de la zone spéciale de Conakry. C’est vrai qu’il y a eu un retard, mais le protocole d’accord est en train d’être exécuté », a martelé le porte-parole du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée.
Mamadou Macka Diallo
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