Au Niger: les autorités suspendent plusieurs médias étrangers dont la RFI, AFP et France24

Selon AAS, la junte militaire au pouvoir au Niger a durci son conflit avec la France en franchissant une étape supplémentaire. Vendredi 8 mai, via un communiqué lu à la télévision nationale, elle a suspendu plusieurs médias français et occidentaux, dont RFI, France 24 et l’AFP, les accusant de « porter gravement atteinte à l’ordre public ».

Depuis le coup d’État de juillet 2023 qui a porté les militaires au pouvoir au Niger, les tensions entre Niamey et Paris ne cessent de s’intensifier. Les nouvelles autorités ont multiplié les mesures pour limiter l’influence française dans le pays.

Elles reprochent souvent aux médias étrangers, comme RFI, France 24 ou l’AFP, de relayer des informations hostiles au régime et contraires aux intérêts nationaux. Cette suspension récente de plusieurs chaînes occidentales s’inscrit dans une stratégie claire de contrôle accru de l’espace médiatique nigérien.

Après le renversement du président Mohamed Bazoum, le Niger s’est distancié de son ancienne puissance coloniale : il a exigé le départ des troupes françaises luttant contre le terrorisme au Sahel, tout en se tournant vers de nouveaux alliés comme la Russie.

Il faut noter que ces actions traduisent une rupture profonde avec la France, au profit d’une souveraineté médiatique et diplomatique renforcée, dans un contexte de réorientation géopolitique marquée.

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