Campagne référendaire : « On ne permettra pas des propos qui incitent à la violence » (président de la HAC)

En prélude à la campagne référendaire prévue du 31 août au 18 septembre 2025, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a rencontré les partis politiques, des représentants de la société civile ainsi que des mouvements de soutien.Campagne référendaire : « On ne permettra pas des propos qui incitent à la violence » (président de la HAC) Cette rencontre visait à rappeler aux participants leur droit d’accès équitable aux médias de service public, quel que soit leur camp. « Nous avons attiré leur attention sur le fait qu’il existe des interdits. Ils doivent en tenir compte tout en jouissant pleinement de leur liberté de défendre la tendance de leur choix. Par exemple, vous savez que c’est une campagne référendaire, ce n’est pas une élection présidentielle ou législative. Donc, on ne parle pas de personnes, mais bien du contenu de la Constitution », a expliqué Boubacar Yacine Diallo, président de la HAC.

Il a ensuite prévenu. « On ne permettra pas des propos qui incitent à la violence ou à la xénophobie. Cela est inacceptable. En revanche, l’expression sera libre et directe sur tout ce qui est prévu. »

Campagne référendaire : « On ne permettra pas des propos qui incitent à la violence » (président de la HAC)Concernant la couverture médiatique, notamment à la RTG et dans d’autres structures, le président de l’institution de régulation a apporté des précisions. « Nous avons une commission de contrôle. Les journaux de campagne seront préalablement examinés par cette commission avant diffusion. À ce niveau, il n’y a donc aucun risque. Il peut arriver que la commission exerce une censure. Dans ce cas, nous notifions la structure concernée dès le lendemain, en précisant les passages censurés et les motifs de cette décision. Si la structure n’est pas satisfaite, elle peut saisir la Cour suprême. »

Et de poursuivre. « La loi est claire. La Cour suprême statue rapidement, soit en confirmant notre décision, soit en l’infirmant. Dans ce dernier cas, l’élément incriminé est diffusé. »

En conclusion, Boubacar Yacine Diallo s’est dit satisfait de la rencontre. « Je suis totalement satisfait, tant par le nombre de participants que par la qualité des échanges. La salle était pleine, vous en êtes témoins. J’ai surtout apprécié la qualité de la représentativité et des interventions. Cela nous a rassurés et de nombreuses propositions pertinentes ont été faites. Certaines seront prises en compte », a-t-il affirmé.

Macka Djaraye
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