Les débats étant désormais clos, plaidoiries et réquisitions se sont achevées tard dans la nuit du mardi 9 septembre 2025, dans le cadre du procès opposant la famille du défunt Mohamed Traoré, père de dix enfants, au chanteur Mohamed Seydou Bangoura, alias Singleton, poursuivi pour homicide involontaire devant le tribunal correctionnel de Coyah.
Appelé à la barre pour son dernier mot, le prévenu a déclaré. « Et je crois que l’âme n’a pas de prix. Nous, les musulmans, disons que nul ne peut lutter contre le destin. Et nul ne connaît son destin. Dans ce qui s’est passé, en tant que croyant, je suis convaincu que c’était écrit. Si j’avais su que ce jour-là un accident allait survenir, je ne serais même pas sorti de chez moi. C’est pourquoi je continuerai toujours à demander pardon à la famille, à la justice guinéenne et à toute la République de Guinée. Que tout le monde essaie de me pardonner », a-t-il imploré, avant de s’adresser aux internautes. « Il ne faut pas que les gens me jugent par rapport à ce qui se dit sur Internet. J’ai entendu beaucoup de choses ici : on dit que je suis orgueilleux… mais ceux qui parlent ne me connaissent même pas. Je n’ai jamais eu de problème avec eux. Sur Internet, on dit toutes sortes de choses. Quand tu ne connais pas une situation, surtout en terrain politique, il faut savoir que tout le monde n’est pas obligé de t’aimer. Je ne voudrais donc pas qu’on me juge en tant qu’artiste à travers ce que je fais dans mon métier. Je resterai toujours Singleton, mais je suis aussi un être humain comme les autres. Aujourd’hui, c’est moi. Demain, ça pourrait être quelqu’un d’autre. Alors je continuerai à demander pardon à la famille et à toute la République de Guinée. Qu’on essaie de me pardonner. Un accident reste un accident, ça ne se fait pas volontairement », a-t-il répété.
Singleton, l’auteur du tube « Moto taxi », sera fixé sur son sort ce mercredi 10 septembre 2025.
Aliou Diaguissa Sow


