Réunis en session plénière spéciale dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 septembre 2025, les conseillers nationaux du CNT ont adopté le nouveau Code électoral de la République de Guinée. Ce texte, fort de 345 articles, constitue la première loi organique de la nouvelle Constitution promulguée quelques heures plus tôt par le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya.
Sur les 81 membres inscrits, 68 ont voté pour, un contre, un autre s’est abstenu, tandis que 12 étaient absents et 13 excusés. L’adoption de ce Code électoral a été saluée par le président du CNT, Dr Dansa Kourouma, qui a insisté sur la portée historique de ce moment, estimant que ce texte « constitue l’instrument juridique par excellence qui permettra le retour à l’ordre constitutionnel ».
Parmi les grandes innovations, le nouveau Code prévoit une Assemblée nationale composée de 147 députés, dont 49 élus sur une liste nationale, ainsi qu’un Sénat fort de 87 membres élus aux niveaux préfectoral et régional. Il intègre également des dispositions modernes comme l’introduction de la biométrie, la sécurisation des cartes d’électeurs, un encadrement renforcé des campagnes électorales et la garantie de la neutralité des acteurs.
Présentant le rapport d’examen, la vice-présidente de la commission Constitution, Lois organiques, Administration publique et Organisation judiciaire, Philippe Camara, a rappelé que ce texte « met fin aux approximations du passé et garantit la transparence, l’équité et la sincérité du vote ».
Adopté à l’unanimité quasi totale des conseillers présents, ce Code électoral unifié encadrera désormais l’ensemble des scrutins en Guinée : présidentielles, législatives, sénatoriales, régionales et communales.
Ibrahima Bah


