Ce lundi 20 octobre 2025, des femmes ont bloqué l’autoroute au marché Avaria pour réclamer la candidature du président de la transition, Mamadi Doumbouya, à la présidentielle du 28 décembre. Une initiative vivement critiquée par Diabaty Doré, président du RPR, qui dénonce « de la démagogie » et appelle à laisser le président agir librement.
Une initiative vivement critiquée par Diabaty Doré, président du Rassemblement pour la République (RPR), qu’il qualifie de démagogie. « Je peux le comprendre, parce que c’est un décret qui l’a nommé là-bas, mais on se connaît, on sait ce qu’il disait au général ici. Quand il annonçait qu’il y avait eu des accords avec la CEDEAO, on sait ce qu’il disait. Aujourd’hui, parce qu’il a été nommé président de délégation spéciale, il se dit qu’il faut barrer la route. Est-ce qu’on en a besoin ? S’il a le numéro du patron, il n’a qu’à lui dire : ‘Mon patron, nous voulons que les femmes demandent que tu sois candidat’. Ils sont prêts même à payer la caution. Mais pourquoi empêcher les paisibles citoyens qui vont à la recherche du quotidien ? » s’est-il interrogé.
Diabaty Doré a insisté. « Je dis tout simplement que c’est de la démagogie, parce qu’ils chantaient haut et fort, disaient n’importe quoi, c’était pour obtenir un décret. Il l’a eu aujourd’hui. »
Il a lancé un appel au président de la transition. « S’ils m’écoutent aujourd’hui, ils savent ce que ces personnes-là disaient. C’est de la démagogie. Ils ne sont pas là pour servir le pays, mais pour se servir du peuple. »
Abordant les difficultés rencontrées par les citoyens sur la route, il a poursuivi. « Est-ce qu’on en a besoin ? Laissez le président tranquille. S’il sera candidat, il l’annoncera haut et fort. Ce n’est pas un enfant, il ne faut pas l’induire en erreur ou l’obliger à faire quelque chose. Jusqu’à preuve du contraire, personne ne peut dire qu’il a pris une décision. Mamadi a dit qu’il serait candidat ou pas. Mais il est conscient aujourd’hui. Dieu donne le pouvoir à qui il veut, et avec le pouvoir, il donne aussi de l’expérience. Je ne veux pas qu’on le force. Qu’on ne barre pas la route et qu’on n’empêche pas la population de vaquer à ses occupations. »
Aliou Diaguissa Sow


