Le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) réagit à la décision de la Direction Générale des Élections (DGE) fixant la caution pour la présidentielle du 28 décembre à 900 millions GNF et le plafond des dépenses de campagne à 40 milliards. Son porte-parole, Mohamed Cissé, estime que ces montants sont disproportionnés. Il invite à une réflexion sur le contexte économique du pays.
Interrogé par notre rédaction ce mercredi matin, Mohamed Cissé, responsable de la communication du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), a livré son analyse. « En 2020, le plafonnement des dépenses de campagne était fixé à 20 milliards de francs guinéens. La commission mise en place par la DGE avait proposé 35 milliards, soit une augmentation de 75 %. Mais la dernière décision porte ce plafond à 40 milliards, soit une hausse de 100 % par rapport à 2020. Il est donc important de se demander ce qui a fondamentalement changé entre 2020 et aujourd’hui. Y a-t-il plus de Guinéens, plus de circonscriptions ou plus de bureaux de vote ? », s’est interrogé Mohamed Cissé, précisant que le nombre de bureaux de vote n’a augmenté que d’environ 10 000 depuis 2020.
Concernant la caution présidentielle, le porte-parole du parti dirigé par Lansana Kouyaté a rappelé les évolutions constatées lors des précédents scrutins. « En 2020, la caution était fixée à 800 millions de francs guinéens, soit le double de celle de 2015 qui s’élevait à 400 millions. La commission avait cette fois proposé 875 millions, soit une hausse d’environ 10 %. Finalement, la DGE a tranché à 900 millions. Les avis restent partagés sur ce montant », a-t-il indiqué.
Malgré tout, le PEDN confirme sa participation à la prochaine présidentielle, quelles que soient les conditions fixées. « Le PEDN participera à cette élection, quelles que soient les conditions d’entrée en candidature. Mais il est important de tenir compte du niveau de vie du pays et du revenu moyen pour déterminer certains montants. On peut comprendre la volonté de limiter le nombre de candidats, mais ce n’est pas une position officielle », a précisé M. Cissé.
Abordant enfin le plafonnement des dépenses de campagne, il a souligné l’importance de la transparence dans la fixation de ces montants. « Plus une candidature dispose de moyens, plus elle est avantagée. Mais il faut s’interroger sur les motivations d’un tel relèvement du plafond à 40 milliards. Tout cela mérite d’être expliqué », a conclu le porte-parole du PEDN.
Mamadou Macka DIALLO
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