Partira, ne partira pas ?

Alors que se prépare l’investiture du président élu Mamadi Doumbouya, le sort du dernier Premier ministre de la période d’exception occupe de plus en plus les esprits. Amadou Oury Bah quittera-t-il enfin le palais de la Colombe, ironiquement appelé Bapaya (chez l’oncle) par certains ministres ? Lui qui aura remporté la palme de la longevité à ce poste durant la transition.

Pour la deuxième fois, la démission de l’ancienne figure de l’aile dure de l’UFDG est attendue, voire réclamée par certains admirateurs des coutumes de la démocratie. Après l’adoption d’une nouvelle constitution en septembre dernier, Amadou Oury Bah n’a pas cédé au conformisme. Au contraire, il a invoqué le caractère non obligatoire d’une démission. Il est resté sans le faire et a continué à exercer ses fonctions à lui confiées par le chef de l’Etat.

 Cette fois, c’est une élection présidentielle qui marque la fin d’une transition, le passage à l’ordre constitutionnel, à une nouvelle République. Par élégance démocratique, les choses seraient plus belles avec une démission formelle du Premier ministre qui pourrait bénéficier de la confiance du Président qui lui demanderait de gérer les affaire courantes.

Que le Premier ministre  le fasse ou pas, le dernier mot revient au président élu. Seul le chef de l’Etat peut décider de le reconduire ou pas. Alors, Mamadi Doumbouya va-t-il reprendre le même et recommencer ? C’est l’une des nombreuses questions que beaucoup se posent à propos du sort politique du président de l’UDRG.

Ousmane

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