Santé publique et coopération: inauguration de l’institut Pasteur de Guinée

En marge d’une cérémonie tenue ce mercredi, 15 avril 2026, le premier ministre, Amadou Oury BAH accompagné de la ministre de la santé et de l’hygiène publique a présidé l’inauguration de l’Institut Pasteur de Guinée. L’ambassadeur de France Guinée et Sierra Léone, des invités de marque notamment des scientifiques et la directrice internationale de l’institut pasteur de Paris ont également pris part à l’événement.

Dans son discours, le directeur général de l’Institut a laissé entendre que c’est un institut guinéen au service de la recherche et de la santé publique en Guinée. Selon lui, il se base sur une stratégie du triangle.

«L’Institut Pasteur de Guinée se base sur la stratégie du triangle, la structure la plus équilibrée que l’on connaisse. Le triangle recherche, santé publique, formation. La santé publique pose des questions à la recherche, qui y répond en proposant des idées pour les comprendre et des outils pour les résoudre. Ceci ne peut être réalisé que par des chercheurs talentueux. Comme le disait Pasteur lui-même, la chance de la découverte sourit aux esprits préparés. En collaboration étroite avec nos collègues guinéens, nous identifions et formons les futurs talents. Le deuxième triangle, infrastructure, maintenance, compétences. Vous découvrez l’institut derrière moi, un laboratoire sécurisé de niveau 3, dont l’air est filtré et renouvelé en permanence. Une biobanque pour stocker des échantillons. Des équipements de pointe que l’on retrouve aussi dans le laboratoire de biologie médicale, qui vient d’ouvrir et où vous pouvez désormais effectuer vos analyses », a souligné Noël Tordeau.
Pour l’ambassadeur de France en Guinée et Sierra Léone, cet institut est le début d’une alliance scientifique durable entre la Guinée et la France. « Cet institut, évidemment, a vocation à ce que ce soit les scientifiques guinéens qui prennent les rênes de cet institut, comme ils l’ont fait à Dakar, il n’y a encore pas si longtemps que ça. Cet institut n’est donc pas la fin d’un projet. Il est le début d’une alliance scientifique durable entre nos deux pays. Une alliance fondée sur le respect mutuel, sur la mémoire de tout ce que nous avons traversé ensemble, à toutes ces personnes qui sont mortes aussi de l’Ebola, et à qui il faut rendre l’ultime hommage. Et évidemment, sur la volonté commune d’être prêt pour demain », a indiqué Luc Briard.

La ministre de la santé et de l’hygiène publique parle de l’aboutissement d’une vision partagée.

« Ce que nous inaugurons aujourd’hui n’est pas seulement un bâtiment, c’est l’aboutissement d’une vision partagée, portée avec constance et détermination. C’est la concrétisation de la promesse faite à notre peuple, doter la Guinée d’un outil scientifique de premier rang, capable de protéger nos populations, de former nos chercheurs et de répondre aux urgences sanitaires de demain », a mentionné Kaïté Sall.

Et d’ajouter : « Pour le ministère de l’Enseignement supérieur, l’Institut Pasteur de Guinée est un levier de transformation. Il co-construit les programmes de formation avec nos universités, contribue au programme national 1000 doctorats et 5000 masters et est reconnu comme terrain de recherche par de grandes universités européennes. Il forme la prochaine génération de chercheurs guinéens ancrés dans les réalités de notre pays, mais ouverts sur le monde », a-t-elle martelé.

Le premier ministre a rappelé l’importance qu’a cet institut en plus du volet scientifique. « Au-delà de l’aspect scientifique biomédical, ça concrétise le raffermissement des relations de la Guinée avec la France, fondamentalement c’est cela. Parce que le président Hollande, dans des circonstances particulières où la Guinée se sentait isolée, en proie à une épidémie qui était particulièrement meurtrière, nous avons eu l’apport et la contribution de la République française pour prendre à bras le corps la lutte contre la fièvre hémorragique Ebola. Et cela a permis qu’aujourd’hui que l’Institut Pasteur revienne pour participer à cette mobilisation internationale autour des maladies les plus meurtrières que le monde ait connues ces dernières années », a déclaré Amadou Oury BAH.

À noter que cet établissement est composé entre autres d’un un laboratoire sécurisé de niveau 3 dont l’air est filtré et renouvelé en permanence, une biobanque pour stocker des échantillons. Il y a également des équipements de pointe au niveau du laboratoire de biologie médicale.

Mamadou Macka Diallo
666 660 366

Articles similaires