L’interdiction de la commercialisation et de la consommation de la chicha en Guinée est saluée par l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée. Son président, Bany Sidibé, estime que cette décision intervient à point nommé, face à une pratique devenue particulièrement préoccupante, notamment chez les jeunes.
Interrogé sur cette mesure qui fait actuellement l’actualité, M. Sidibé s’est dit satisfait de la décision prise par les autorités. « Cela fait des années que des mesures ont été prises contre la chicha, mais elles n’ont pas été véritablement suivies d’effet. Aujourd’hui, nous saluons cette initiative, parce que la situation était devenue anarchique et commençait à avoir des conséquences sur la santé de beaucoup de personnes », a-t-il déclaré.
Il dénonce également la banalisation de la chicha dans les lieux de loisirs et la présence de mineurs parmi les consommateurs. « Quand vous allez dans certains lieux de loisirs, vous ne pouvez même pas vous asseoir sans être exposé à la fumée. Le plus inquiétant, c’est que même des enfants et des mineurs, notamment des jeunes filles, s’étaient retrouvés dans cette pratique », déplore Bany Sidibé.
Tout en saluant l’intervention des forces de sécurité et de défense, il appelle les autorités à inscrire cette mesure dans la durée. « Nous adhérons à cette décision, mais nous souhaitons qu’elle soit accompagnée d’une véritable réglementation. Il faut définir qui peut consommer, dans quels lieux et dans quelles conditions, afin de protéger la santé publique et surtout notre jeunesse », insiste-t-il.
Concernant les importateurs disposant encore de stocks, Bany Sidibé préconise une gestion encadrée par l’État. « Nous sommes solidaires des importateurs qui ont des stocks, mais cela ne doit pas être une raison pour s’opposer aux forces de sécurité. Avant toute considération économique, il faut penser à la santé et à la vie de notre jeunesse », affirme-t-il.
Pour l’Union des consommateurs, l’enjeu est désormais de renforcer durablement l’application des mesures sanitaires et de mieux encadrer les produits susceptibles de nuire à la santé de la population.
François Lelano 621 498 176


